RIO+20 - Conférence sur le Développement durable

 

Le point d’orgue de l’année mondiale de la politique environnementale aura été la conférence organisée en juin à Rio de Janeiro sur le développement durable : Rio +20. Vingt ans après le premier sommet sur l’environnement et le développement à Rio, qui a vu naître les conventions pour la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité et la lutte contre la désertification, les ministres et les négociateurs du monde entier se sont réunis afin de discuter de l’avenir de la planète. La conférence de Rio a permis d’adopter un texte volumineux intitulé « The Future We Want » et qui définit la vision des acteurs présents.

Le service « Climat, environnement et ressources naturelles » de la DGD se concentre particulièrement sur le pilier environnemental de cet avenir idéal, sans jamais perdre de vue les deux autres piliers du développement durable : la justice sociale et une économie prospère.

Rio+20 doit être considérée comme le point de départ de divers processus devant permettre à la planète de se développer de manière plus durable. Le Brésil, pays qui a présidé la conférence, est arrivé à un accord sur la reconnaissance de l’économie verte en tant que défi commun et en tant qu’outil de développement durable. Les actions destinées à rendre l’économie plus verte, qui figurent dans le texte de la conférence RIO+20, ne sont pas contraignantes et doivent pouvoir être transposables en fonction des priorités et dans le contexte nationaux. Par ailleurs, un processus a été lancé dans le but de déterminer des objectifs de développement durable : Sustainable Development Goals. Dès 2015, ces objectifs doivent former le cadre de référence mondial des agendas du développement, environnemental et social. Selon la DGD, la révision des objectifs du millénaire qui expirent en 2015 et les SDG doivent dès lors aboutir eux aussi à un cadre de référence unique.

Parmi les résultats significatifs du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’une des organisations multilatérales partenaires de la DGD, figure l’accord entre les États membres de l’ONU destiné à renforcer le PNUE à travers la création d’une adhésion universelle et à ratifier le rôle normatif du PNUE au sein du système des Nations Unies.

Une initiative remarquable en marge de la conférence Rio+20 est le programme Sustainable Energy for All du secrétaire général Ban Ki-moon. SEA4All poursuit trois objectifs : garantir l’accès de tous aux services énergétiques modernes à l’horizon 2030, doubler l’efficacité énergétique et doubler la part d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial. Les pouvoirs publics belges ont contribué à hauteur de dix millions d’euros supplémentaires dans le cadre de ces objectifs par le biais des programmes en vigueur dans le domaine de l’énergie renouvelable de la Banque ouest-africaine de développement et du Fonds de développement de l’électrification.