Consolidation de la société

Réfugiés en Tanzanie (Photo: Unicef)

En matière d’aide au développement, un leitmotiv revient sans cesse : il ne peut y avoir de développement en l’absence d’une situation politique stable ou encore si, dans certaines régions, les conflits latents ne sont pas directement étouffés dans l’œuf. En d’autres termes, pour qu’il y ait développement, il faut une paix durable.

La Coopération belge au développement souscrit à cette logique et prête dès lors son soutien à la consolidation des sociétés fragiles et à la prévention des conflits. Les aides apportées, notamment aux associations de femmes, aux associations paysannes et aux syndicats des pays du Sud, doivent faire en sorte que les populations puissent bâtir une société civile forte.


Le service de Consolidation de la paix

Le SPF Affaires étrangères a spécialement créé le service de Consolidation de la paix pour traiter le plus efficacement possible des thèmes tels que la diplomatie préventive, la consolidation de la société et la prévention des conflits. Le service de Consolidation de la paix soutient, principalement par des participations financières, les projets qui peuvent contribuer à la consolidation de l’État de droit, à la réparation des dommages, au désarmement et à la démobilisation des groupements de rebelles actifs, au respect des droits de l’homme, etc.

Si la prévention des conflits met l’accent sur la prévention et la résolution à bref délais de conflits graves, la consolidation de la paix envisage, quant à elle, davantage les projets à long terme qui ont pour but de favoriser le fonctionnement des institutions politiques, socio-économiques et culturelles, une condition indispensable au maintien d’une paix et d’une stabilité durables.


Situations de fragilité

Par le passé, un contexte défavorable a toujours constitué une pierre d’achoppement pour la recherche de résultats durables. Aussi le travail dans des conditions délicates a-t-il, ces dernières années, bénéficié d’une attention particulière. Sur la base des recommandations internationales, la Belgique a développé une note stratégique qui doit servir de fondement à l’opérationnalisation des 10 grands principes qu’elle met en avant. Ces principes s’inscrivent dans le prolongement de l’attention accrue pour l’importance de la bonne gestion en tant que condition au développement, la mise en place de systèmes judiciaires solides et indépendants et la lutte contre la corruption. Pour chacun de ces aspects et des instruments opérationnels qui leur sont dédiés, des outils et notes stratégiques sont développés en vue de la concrétisation des nouveaux objectifs légaux. À cette fin, tous les acteurs ont un rôle à jouer, de l’État (dans les pays partenaires) au secteur privé, en passant par les acteurs locaux et internationaux de la société civile. La Belgique appuie également ces principes au niveau international.


La dimension du genre

La dimension du genre vise l’empowerment des femmes et l’égalité des femmes et des hommes dans la société. Lire la suite...


Les droits humains, en ce compris les droits de l’enfant

Depuis la fin de la Guerre froide, une partie de l’aide au développement est conditionnée au respect des droits de l’Homme par les gouvernements des pays partenaires. Plus récemment, le concept d’approche du développement basée sur les droits humains propose, d’un côté de renforcer les capacités des autorités chargées de veiller au respect des droits et de l’autre, celles de ceux qui peuvent les faire valoir. Lire la suite...