L’allègement de la dette

 

De très nombreux pays pauvres sont accablés par un lourd endettement. Celui-ci date souvent des années 70 et 80, à l’époque où leurs gouvernements ont contracté de gros emprunts. La conséquence ? Un endettement qui est devenu insoutenable, les pays concernés n’arrivant plus à rembourser leurs dettes.

Cette situation a abouti en septembre 1996 à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) lancée par la Banque mondiale et le FMI. Il s’agit d’une action concertée associant toutes les catégories de créanciers, y compris des institutions multilatérales.

Le but : permettre aux pays pauvres ayant un endettement élevé à obtenir un allègement de leur dette de la part de leurs créanciers, jusqu’à ce que l’endettement revienne à un niveau supportable. Le pays doit en revanche mener quelques réformes afin d’améliorer la gestion du gouvernement.

Pour les pays bénéficiaires, l’allègement de la dette crée une bouffée d’oxygène lors de l’établissement du budget. Ils arrivent ainsi à dégager davantage d’argent pour lutter contre la pauvreté.

41 pays sont concernés, jusqu’à présent la plupart en Afrique.

L’initiative est complétée par l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Les pays pauvres très endettés qui remplissent les conditions bénéficieront également d’un allègement intégral des dettes admissibles envers plusieurs organismes multilatéraux (Banque mondiale, Banque africaine de Développement, FMI et Banque interaméricaine de Développement).


Contribution de la Belgique à l’initiative PPTE

Au cours de la période de 2002 à 2009, la Belgique a allégé de presque 2 milliards d’euros la dette de pays en développement.


Liens

Séminaire « Effacer l’ardoise. Les allègements de dette en Afrique » organisé le 26 septembre 2012. Cliquez ici pour accéder aux documents.