La coopération internationale pour la protection de la biodiversité et des écosystèmes

 
Convention des Nations unies sur la diversité biologique

La Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) vise à enrayer le déclin du nombre d'espèces végétales et animales. Son Protocole de Nagoya régit l'accès aux ressources génétiques naturelles et leur partage équitable. 2020 constitue une année importante pour la coopération internationale en matière de protection de la biodiversité. 2010 a vu l'établissement des objectifs d'Aichi, qui prévoient 5 buts stratégiques à atteindre par les États membres des Nations Unies afin de mettre en œuvre la Convention sur la diversité biologique d'ici 2020. Ces 5 buts sont les suivants :

  • Gérer les causes sous-jacentes de l'appauvrissement de la diversité biologique en intégrant la diversité biologique dans l'ensemble du gouvernement et de la société
  • Réduire les pressions directes exercées sur la diversité biologique et encourager l'utilisation durable
  • Améliorer l'état de la diversité biologique en sauvegardant les écosystèmes, les espèces et la diversité génétique
  • Renforcer les avantages retirés pour tous de la diversité biologique et des services fournis par les écosystèmes
  • Renforcer la mise en œuvre au moyen d'une planification participative, de la gestion des connaissances et du renforcement des capacités

De nombreuses conventions visant à protéger les biotopes tels que le milieu marin, les zones humides, les forêts ou les réserves naturelles transfrontalières, ou encore la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction revêtent également une grande importance pour la biodiversité.

Un protocole de biosécurité additionnel à cette convention vise à minimiser les risques liés aux organismes génétiquement modifiés.

Le SPF Affaires étrangères est représenté dans la délégation belge qui participe aux négociations sur la mise en œuvre de la convention. Le SPF suit principalement les aspects relatifs au financement international, à la coopération internationale et au soutien aux pays du Sud.

 
La Coopération belge au développement et la diversité biologique

La loi relative à la Coopération belge au développement du 19 mars 2013 stipule que « la Coopération belge au Développement s'inscrit dans les principes, déclarations et conventions des Nations Unies concernant le développement et l'environnement ainsi que les droits humains dans toutes leurs dimensions » et que « la protection de l'environnement et des ressources naturelles, y compris la lutte contre les changements climatiques, la sécheresse et la déforestation mondiale » est intégrée comme l’un des thèmes prioritaires.

La Coopération belge au développement contribue donc aux objectifs de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique par l’intermédiaire de divers programmes et projets.

La coopération avec l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSN) dans le cadre du programme CEBioS joue un rôle très important à cet égard. CEBioS poursuit une stratégie sur 10 ans (2014-2023), composée de 2 plans de travail d'une durée de 5 ans chacun (2014-2018 et 2019-2023) dotés d’un budget annuel moyen de 1,2 million d'euros pour la période 2014-2018 et de 1,4 million d'euros pour 2019 et 2020. Le programme se concentre sur le développement des capacités des pays partenaires de la Coopération belge au développement dans le domaine de la préservation de la diversité biologique et du développement durable, en lien avec la réduction de la pauvreté. Les principales activités du programme comprennent la coopération institutionnelle avec les organisations partenaires, des appels à propositions pour de courtes bourses d’études, des ateliers, des formations, un soutien aux politiques, des projets spéciaux, des actions de sensibilisation et diverses publications.

Les 4 objectifs stratégiques actuels du CEBioS sont les suivants :

  1. Les connaissances scientifiques et techniques de base sur la diversité biologique dans le Sud sont renforcées : les résultats de la recherche scientifique sont utilisés afin de renforcer la gestion, l'utilisation et la protection durables de la diversité biologique et des écosystèmes ;
  2. Les autorités nationales compétentes en matière de mise en œuvre renforcent, de concert avec leurs partenaires, la gestion et l'utilisation durables de la diversité biologique et des services écosystémiques pour soutenir les populations rurales par le développement de bonnes pratiques et de chaînes de valeur ;
  3. Les décideurs politiques et les parties prenantes élaborent des stratégies, des politiques et des plans d'action adéquats pour renforcer la protection de la diversité biologique ; et
  4. La synergie entre les différents partenaires de la Coopération belge au développement (partenaires multilatéraux, Enabel, société civile et secteur privé) est renforcée dans le but de parvenir à un développement durable grâce à l’intégration de la biodiversité dans leurs actions (mainstreaming).

En outre, la Coopération belge au développement soutient la réalisation des objectifs de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité au moyen de financements à diverses institutions multilatérales telles que le Fonds pour l'environnement mondial et le Programme des Nations Unies pour l'environnement, ainsi que par des programmes pays spécifiques d'Enabel. Des organisations non gouvernementales telles que le WWF, Join for Water et BOS+ contribuent également à la protection des écosystèmes dans le Sud avec le soutien de la Coopération belge au développement.

Pour plus d'informations :