L’Afrique au Sud du Sahara

 

La Belgique s'investit en Afrique pour la paix et la stabilité, le respect de la démocratie et des droits de l'homme, la bonne gouvernance, la coopération au développement et la reconstruction économique. La Belgique stimule la coopération régionale qui se concrétise grâce à l'Union africaine et à d'autres organisations régionales, et plaide en faveur de forums internationaux dans l'intérêt des pays africains. Notre pays accorde une attention particulière à la société civile et aux ONG et leur apporte un net soutien.

Les signes encourageants des progrès économiques enregistrés en Afrique ces dernières années ne sont pas passés inaperçus. La Belgique accorde une attention croissante aux divers aspects de la diplomatie économique. L’octroi de Prêts d’Etat à Etat à un certain nombre de pays africains en est un exemple.

 

Afrique centrale

République Démocratique du Congo (RDC)

Suite à sa victoire début 2019 à des élections attendues depuis longtemps, le nouveau président Félix Tshisekedi a annoncé un programme de réformes pour relever les nombreux défis auxquels la RDC est confrontée. Ce programme, ambitieux mais nécessaire, vise à améliorer les conditions de vie de la population, tant sur le plan socio-économique que sur le plan sécuritaire à l’Est du pays. Des mesures ont également été rapidement adoptées pour donner plus de latitude à l’opposition politique et à la société civile dans l’exercice de leurs droits fondamentaux. D’énormes défis demeurent  cependant dans plusieurs domaines et nécessitent une attention soutenue et une action décisive du nouveau gouvernement congolais.

En raison de l’histoire commune qu’elles partagent, la Belgique et la RDC maintiennent un lien historique privilégié. En effet, c’est en juin 2020, il y a 60 ans, que l’accession à l’indépendance de la RDC a mis fin à l’administration coloniale belge. Il reste aujourd’hui une relation riche et multiforme, aussi bien entre les institutions officielles belges et congolaises qu’entre les citoyens des deux pays. Cette coopération se manifeste, entre autres, dans les domaines économique, politique, culturel, et militaire. Le pays est également le principal pays partenaire de la coopération belge au développement, et la Belgique est le troisième bailleur bilatéral en RDC.

De longue date, la politique belge à l’égard de la RDC se caractérise par la promotion et le soutien d’initiatives engagées visant à améliorer la situation socio-économique de la population, promouvoir la paix, la stabilité, la bonne gouvernance et la transparence, œuvrer à l’amélioration du climat des affaires, à la consolidation de l’état de droit, au respect des droits de l’homme et à la lutte contre l’impunité.

La Belgique poursuit ces objectifs au travers d’un partenariat d’égal à égal avec la RDC, fondé sur le respect mutuel et dans le cadre d'un dialogue ouvert et équitable. En même temps, la Belgique n’épargne aucun effort pour sensibiliser ses partenaires internationaux au sein de l'UE et de l'ONU, dans le but d'aider le pays à relever les défis auxquels il fait face. La Belgique s’efforce aussi de remettre systématiquement le sort de la population congolaise à l’ordre du jour de l’agenda national et international.

 
Rwanda

Au Rwanda, des  progrès considérables ont été accomplis depuis 1994, malgré les cicatrices du génocide qui continuent de peser sur la société. Le pays affiche une détermination à regarder vers l’avenir et mène une politique volontariste de développement socio-économique. Le Rwanda, pour faire face à une densité de population importante, ambitionne de diversifier son économie, actuellement fortement dépendante de l’agriculture, en  tournant celle-ci vers les services.    

Consciente du lien étroit existant entre la paix et la stabilité démocratique d'une part et le développement socio-économique d'autre part, la Belgique entend maintenir ses programmes de coopération au développement avec le Rwanda qui est le deuxième pays de concentration de notre aide bilatérale. Cette aide continuera d’aller de pair avec un important dialogue, notamment pour mieux garantir les libertés politiques, la liberté de la presse et la situation des ONG.

Le nouveau programme bilatéral de coopération a débuté le 1er juillet 2019 et a été conclu pour la période 2019-2024. Ce programme se concentrera sur trois secteurs : la santé, l’agriculture et l'urbanisation.

La Belgique a également fait du retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs une priorité. A ce titre, notre pays se félicite du rapprochement entre Kigali et Kinshasa ainsi que des initiatives régionales. La Belgique continuera à stimuler la coopération entre les pays de la région que celle-ci s’inscrive dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ou au sein de l’East African Community.

Enfin, la Belgique est attentive à la justice et à la réconciliation au Rwanda. Notre pays a soutenu la mise en place des tribunaux gacaca. Sur son territoire, la Belgique fut le premier pays étranger à poursuivre et condamner des personnes impliquées dans le génocide de 1994 et elle poursuit encore aujourd’hui cette approche. La coopération judiciaire entre la Belgique et le Rwanda est intense.

 
Burundi

La situation au Burundi est une préoccupation centrale de notre politique étrangère vu les relations historiques entre nos deux pays. Le Burundi est entré dans une crise politique en 2015 autour de la question du troisième mandat du Président Nkurunziza. La répression des manifestations contre le troisième mandat et les atteintes aux libertés politiques ont amené la communauté internationale à réagir. Ainsi, l’Union européenne a adopté en 2016 des mesures de suspension d’aide au titre de l’Article 96 dans le but d’amener les autorités burundaises à faire des progrès en matière d’ouverture politique et de droits de l’homme. Ces progrès n’ont pas été réalisés à ce jour mais l’UE et ses Etats membres travaillent à la relance d’un dialogue dans le cadre de l’Article 96.

Par ailleurs, l’élection d’un nouveau Président, Evariste Ndayishimiye, en mai 2020 ouvre des opportunités d’amélioration de la situation et de normalisation de nos relations. Malgré les difficultés, la Belgique reste très engagée au Burundi. Elle est son principal partenaire bilatéral en termes de coopération au développement. La coopération belge au Burundi est centrée sur les secteurs de la santé, de l’agriculture et de l’éducation. De nombreuses ONG belges travaillent également au Burundi. S’appuyant sur ce réseau et sa connaissance approfondie du Burundi, la Belgique joue un rôle-moteur dans les efforts de la communauté internationale pour sortir ce pays de la crise politique et économique.

 
République du Congo

La Belgique a rouvert en 2018 son ambassade en République du Congo. La stabilité dans la région élargie des Grands Lacs est propice à la reprise des relations diplomatiques actives avec les États membres voisins de la CIRGL. Les  échanges économiques avec le Congo-Brazzaville ont fait l’objet d’un regain d’intérêt ces dernières années et les projets de construction d'importantes infrastructures de trafic entre les deux capitales de part et d'autre du fleuve Congo font de la région un pool d'investissement intéressant.

 
République centrafricaine

La Belgique soutient également les efforts de stabilisation et de pacification en République centrafricaine. Bénéficiant de sa présence au Conseil de sécurité des Nations Unies (2019-2020), notre pays a contribué à la mise en place d’un embargo sur les armes et à l’élaboration d’un mécanisme de sanction contre les personnes entravant le processus de paix et le travail de la Mission de l’ONU en République Centrafricaine (MINUSCA). Une mission de formation et de conseil a, en outre, été créée sous l’égide de l’UE et avec une participation active de la Belgique sur le terrain. ENABEL est active dans le secteur de l’or et du diamant et travaille avec les programmes du PNUD et de l’UE pour soutenir la bonne gouvernance et pour préparer les élections législatives et présidentielles de début 2021. Des magistrats belges sont disponibles pour siéger à la Cour pénale spéciale en construction, et notre pays cofinance les efforts de médiation entre les communautés religieuses de Bangui et entre les 14 groupes armés qui ont signé l’Accord de paix de Bangui en février 2019.

 
Cameroun

Le Cameroun est traditionnellement un partenaire économique important et un symbole de stabilité politique dans la partie de l'Afrique centrale qui borde le Sahel (lac Tchad). Le pays fait face aux extrémismes qui sévissent au Sahel et accueille des centaines de milliers de réfugiés venus des pays voisins. Depuis 2016, des manifestations dans les provinces anglophones de l'ouest du Cameroun ont dégénéré en violence séparatiste armée. La Belgique a proposé son expertise communautaire et s'est engagée à soutenir les efforts diplomatiques suisses et la facilitation par le biais du Centre de dialogue Humanitaire à Genève.

 
Gabon

Ces dernières années, une collaboration militaire spéciale s’est mise en place entre la Belgique le Gabon et des manœuvres d'entraînement, sous le nom de « Tropical Storm »,  sont organisées tous les deux ans dans la jungle gabonaise. Grâce à la coopération médico-militaire avec l'ULB et les hôpitaux universitaires bruxellois, l'hôpital militaire de Libreville dispose des médecins et chirurgiens militaires bien formés .

 
Angola

L’Angola représente aussi un centre d’intérêt pour la Belgique. Non seulement en tant que partenaire sur les questions régionales mais également en tant que partenaire commercial (e.a. secteurs aérien et diamantifère.)

 

Afrique de l’Ouest

Sahel

Le Sahel (compris ici comme les pays du G5 Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) est l’une deux zones d’attention prioritaires de la politique africaine de la Belgique. Face à la crise multidimensionnelle à laquelle les Etats sahéliens sont confrontés (sécuritaire, de développement, humanitaire, politique, climatique, et maintenant sanitaire), la Belgique est pleinement engagée pour les soutenir, avec ses partenaires européens et internationaux. L’engagement de la Belgique au Sahel est mis en œuvre selon une « approche globale », par laquelle elle cherche à développer une cohérence et des synergies entre l’action des différents départements et autres acteurs fédéraux (Affaires étrangères, coopération au développement, et aide humanitaire, Défense, Intérieur, Police, Justice, etc…) qui participent à notre politique sahélienne au sens large.

La Belgique a renforcé son réseau de postes diplomatiques dans la région. Celui-ci compte depuis 2018 trois ambassades au Mali, Niger et Burkina Faso. Ces trois pays sont partenaires de sa coopération au développement, dont l’action sur place se concentre sur le rétablissement de l’état de droit, le rétablissement des services sociaux de base (santé, éducation et formation, sécurité intérieure et justice), le développement local et l’élevage. Une part importante de l’aide humanitaire belge est également consacrée au Sahel. La région est également la première zone d’opération de notre Défense : en 2020, environ 200 militaires y sont engagés dans des missions multilatérales au Mali (MINUSMA) et bilatérales au Niger et au Burkina Faso.

L’engagement de la Belgique au Sahel s’inscrit pleinement dans le cadre de l’action extérieure de l’Union européenne, notamment par la participation belge aux missions de la politique de sécurité et de défense commune, civiles et militaires, et par une participation financière au Fonds Fiduciaire d’Urgence pour l’Afrique. La Belgique est également active sur les dossiers sahéliens à l’ONU, où en tant que membre non-permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU (2019-2020), elle a contribué aux discussions sur le renouvellement du mandat de la mission MINUSMA au Mali et sur la situation dans la région.

 
Afrique occidentale côtière

La région de la côte Ouest de l’Afrique reste une préoccupation importante pour notre pays. Les relations de la Belgique avec ces Etats côtiers de l’Afrique de l’Ouest sont de plus en plus étroites et une attention particulière est prêtée aux développements politiques dans ces pays. La vitalité des liens économiques et commerciaux (Sénégal, Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria, etc.) et l’action de la coopération belge au développement (Guinée, Sénégal et Bénin)  méritent d’être soulignée. 

Au Sénégal, la Belgique est un acteur de coopération au développement depuis plus de 50 ans. Le programme de coopération (santé, entreprenariat, formation) court de 2019 à 2023 et ce, en parallèle avec le « Plan Sénégal Emergeant. » Le Sénégal représente par ailleurs une importante destination touristique dans la région. Les liaisons aériennes entre la Belgique et le Sénégal sont assurées par des vols réguliers directs de Brussels Airlines. La Belgique est bien présente au niveau commercial (secteur portuaire entre autre) et la mission princière prévue en juin 2020 a été reportée à 2021 suite à la situation sanitaire internationale. La Belgique a, par ailleurs, participé en novembre 2019 au Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité.

La Belgique a co-organisé avec la Côte d’Ivoire (à Dakar, au Sénégal) en novembre 2019 un Atelier sur l’UNOWAS/Bureau des Nations-Unies sur l’Afrique occidentale. La Belgique est un partenaire économique européen important du pays. Une mission commerciale princière d’octobre 2017 a rassemblé 135 entreprises et les missions régionales se suivent. De nombreuses firmes belges sont présentes dans le pays (fournisseurs de services, secteur portuaire, agro-industrie…). Bio Invest a ouvert une antenne à Abidjan en 2019. Avec 40% de la production mondiale, la Côte d’Ivoire est de loin le premier producteur mondial de cacao et les exportations des fèves et produits semi-transformés vers la Belgique sont importantes. La plateforme multipartenaire de l’initiative belge Beyond Chocolate, qui regroupe les chocolatiers, la distribution, les autorités, les universités et ONG mais aussi des impact investors (dont BIO Invest), poursuit l’objectif d’un chocolat belge 100% durable en 2025 et, en 2030, un revenu décent pour tous les producteurs de la chaîne de valeur et plus de déforestation.

En Guinée, pays partenaire de la Coopération au Développement, le Bureau belge a été transformé en Ambassade en février 2018.

L' «approche intégrée» de la Belgique envers le Bénin fait de ce petit Etat d'Afrique de l'Ouest une «tête de pont» belge dans le golfe de Guinée. Le «Port Autonome de Cotonou» a d’ailleurs conclu, en 2018, un accord de gestion avec le «Port of Antwerp International». Ce type d’accord peut être à la base d’une amélioration du climat d’investissement. Le nouvel accord de coopération bilatérale avec le Bénin se concentre d’ailleurs sur le développement portuaire. Les eaux du golfe de Guinée, une route de navigation cruciale pour le commerce international entre l'Afrique et l'Europe, étant devenues parmi les plus dangereuses au monde, la Belgique a décidé de rejoindre G7++ « Amis du Golfe de Guinée » pour renforcer le processus interrégional de sécurité maritime de Yaoundé (entre les Etats côtiers du Golfe de Guinée d'Afrique centrale et de l'Ouest). La Belgique contribue également à la sécurité à l’intérieur des terres,  avec une contribution de la Police Fédérale belge à la réforme des services de police au Bénin et son implication – au même titre qu’ENABEL - dans des projets européens soutenant les structures de sécurité intérieure des États côtiers pour empêcher une expansion de l’extrémisme et du terrorisme depuis le Sahel.

Le Nigéria est l’acteur le plus important de la région en étant la plus grande économie du continent et le troisième pays le plus peuplé au monde d'ici 2050. L'économie de l’Etat de Lagos est à elle seule, la troisième plus importante du continent africain. La capitale, Abuja, abrite l'Organisation de coopération économique régionale ouest-africaine (CEDEAO), une institution qui a gagné depuis quelque temps en crédibilité grâce à son influence sur le plan de l'intégration régionale, la démocratisation et la gestion des conflits. Toutes ces raisons justifient la présence de la Belgique dans ce « super-État» fédéral.

 

Afrique de l'Est

La Belgique porte également son attention sur l’Afrique de l’Est, une des régions les plus défavorisées et les plus tourmentées par les conflits dans le monde.

Au cours des dernières années, l’UE a été très active dans le dossier Somalie. Ainsi, l’UE a pris en charge une tranche importante du financement de l’AMISOM, la force de maintien de la paix de l’UA, qui a été prolongée jusqu’en février 2021. S’y ajoutent les opérations Eunavfor Atalanta (lutte contre la piraterie le long des côtes somaliennes, à laquelle la Belgique a également participé à plusieurs reprises par l’envoi d’une frégate) et EUTM (formation de soldats somaliens, à laquelle des militaires belges ont également participé par le passé). En outre, notre pays a aussi été actif par sa coopération entre notre police belge et l’UNSOM. Enfin, notre pays fournit depuis de nombreuses années déjà, et ce notamment au travers de la FAO, le PNUD, l’ICRC, le WFP ou l’UNHCR, des aides financières en matière d’aide alimentaire et d’urgence au profit de la Somalie et de ses régions voisines. »

Notre présence au CSNU (2019-2020) a renforcé notre attention sur le Soudan, pays de 40 millions d’habitants où la mission onusienne UNAMID devrait prochainement laisser place à une nouvelle mission politique, baptisée UNITAMS. La question de la pacification des zones du Soudan, tels que le Darfour mais aussi le Nil Bleu ou Kordofan, représente une condition importante pour une transition réussie. La justice transitionnelle est également une question à laquelle notre pays accorde une attention particulière. La Belgique s’est engagée au Soudan en plusieurs étapes (de 2007 à nos jours) dans le domaine de l'eau potable grâce à des prêts d'État non liés. 2678 pompes pour l'approvisionnement en eau potable dans des endroits éloignés ont ainsi été fournies. Ce soutien belge a été rappelé lors de la Sudan Partnership Conference de Berlin du 25 juin 2020.

L’évolution du processus politique en Ethiopie a retenu l’attention de la Belgique et ce, particulièrement depuis la nomination du nouveau Premier ministre Ahmed Abiy en 2018. Les relations entre nos deux pays sont anciennes et le volet commercial n’est pas à négliger. La compagnie Ethiopian Airlines vole sur Bruxelles et Liège (cargo) et plusieurs investisseurs belges sont présents sur le terrain notamment dans les domaines horticole, fruitier et brassicole. En matière de coopération, signalons une importante coopération universitaire (Vlaamse Interuniversitaire Raad/VLIR-UOS) ainsi que la présence active de l'Institut de Médecine Tropicale. La Belgique a également régulièrement cofinancé et participé au Tana High Level Forum on Security in Africa organisé annuellement par l’Ethiopie.

La situation du Kenya comme « hub » pour l’Afrique centrale (et centre des Nations-Unies sur le continent africain) correspond au rôle que la Belgique souhaite jouer au sein de l’Europe. Le Kenya est le premier pays d’action de Finexpo. La Belgique finance à travers ce mécanisme un portefeuille d’une quinzaine de projets pour un total de plus de 200 millions € (stations de captage d’eau, camions de pompiers, machines de traitement de déchets hospitaliers,…) La Belgique est également présente au Kenya à travers les canaux de sa coopération indirecte (formation professionnelle, Africalia,…) et universitaire (VLIR-UOS.) Le VLIZ/Vlaams Instituut voor de zee est également actif dans le pays. Sa Majesté la Reine Mathilde a effectué une visite au Kenya en 2018 en tant que Présidente d’honneur d’Unicef Belgique et ce, dans le cadre des Objectifs de Développement Durable.  

 

Afrique australe

La Belgique est accréditée auprès de la Southern African Development Community (SADC).

Depuis l'investiture du président Cyril Ramaphosa, les relations bilatérales entre la Belgique et l'Afrique du Sud, qui couvrent un large éventail de domaines (académique, culturel, économique, coopération…), ont connu une nouvelle dynamique. Les visites successives des ministres Reynders et De Croo en Afrique du Sud et la venue du Président Ramaphosa à Bruxelles en 2018 témoignent de ce nouvel élan. L’Afrique du Sud est à la fois un partenaire commercial important, un interlocuteur incontournable pour ce qui concerne région des Grands Lacs, et siège simultanément avec la Belgique comme membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l‘ONU en 2019-2020. C’est notamment pour ces raisons que de nombreux acteurs belges ont choisi d'établir une représentation en Afrique du Sud: Flanders Investment and Trade (FIT), l'Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements Etrangers (AWEX), Wallonie-Bruxelles International (WBI), ainsi qu’une Représentation générale du gouvernement flamand. En plus des contacts quotidiens, une indaba (conférence) belge, a lieu une fois par an afin de réunir tous les partenaires belges en Afrique du Sud pour une concertation stratégique.

La Belgique contribue au développement sud-africain via des ONG belges, telles que la Croix-Rouge flamande et le VVOB, et au travers de ses contributions aux organisations multilatérales. La communauté belge en Afrique du Sud compte environ 10.000 personnes, avec un nombre considérable d’entreprises belges qui investissent dans le pays

La Belgique soutient l'approche européenne concernant le Zimbabwe et continue à soutenir les autorités locales sur le plan humanitaire.

La Belgique est également active dans plusieurs autres pays d'Afrique australe dont le Mozambique, où, en plus de sa coopération au développement bilatérale, elle soutient également quatre ONG. Sa Majesté la Reine Mathilde s’est d’ailleurs rendue au Mozambique en 2019, en sa qualité d’Ambassadrice des Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

 

L'Union africaine

L’Union africaine (UA) a démontré depuis sa création qu’elle est devenue une institution incontournable pour la recherche de solutions aux nombreuses crises que connaît l’Afrique (African ownership). La prévention des conflits et la gestion des crises constituent à présent les priorités de l’organisation panafricaine. L'UA est un acteur qui s’affirme dans les grands dossiers de l’Afrique et sur lequel il faudra compter à l'avenir comme l’interlocuteur africain prioritaire. Dans ce contexte, il est apparu opportun que la Belgique envisage de prendre des mesures structurelles afin d’établir aussi un partenariat bilatéral avec l’UA. C'est dans ce cadre que le ministre des Affaires étrangères a régulièrement assisté à Addis Abeba, siège de l'UA, au Sommet annuel de l’organisation. Ces visites ont également permis de concrétiser le soutien belge à l'UA via des projets visant principalement le renforcement des institutions. Notre ambassadeur en poste à Addis Abeba et accrédité auprès de l’UA suit de très près les questions abordées par cette organisation.

Par ailleurs, depuis 2014, de nombreux Etats d’Afrique subsaharienne ont bénéficié de la « formation en pratique diplomatique » organisée par l'Institut d’Egmont et consistant en une série de formations générales ou thématiques (anti-corruption, médiation, etc.) Fin 2019, des fonctionnaires de l’UA ont pour la première fois bénéficié de ce programme et il en sera de même pour 2020.