Amérique du Nord

 
Canada

Incontestablement, la Belgique occupe une place dans la mémoire collective des Canadiens à travers le rôle joué par les soldats canadiens lors de la Première (entre autres la bataille de Passchendaele) et de la Seconde Guerre mondiale (entre autres la « bataille de l'Escaut »). En outre, le pays suit de près l’actualité belge en matière de réforme de l’État.

Les relations politiques entre la Belgique et le Canada sont excellentes, comme en témoignent les visites officielles et de travail fréquentes ainsi que les contacts bilatéraux en marge des réunions internationales. Le Premier ministre Charles Michel a visité Ottawa et Montréal en juin. Des visites de délégations des Régions et des Communautés ainsi que d'hommes d'affaires ont lieu. En 2015, une mission de commerce princière s'est rendue dans l'Ouest du Canada.

Le Canada et la Belgique partagent de nombreux objectifs en matière de politique étrangère et, dans les forums multilatéraux, les deux pays ont souvent les mêmes points de vue. Le Canada possède une ambassade à Bruxelles et la Belgique a une ambassade à Ottawa. 16 000 Belges sont inscrits au consulat général de Belgique à Montréal, qui s'occupe entre autres des services consulaires à nos compatriotes. Ils font partie des quelque 150 000 Belges ou Canadiens d'origine belge qui, selon les statistiques canadiennes, sont établis au Canada.

Les régions et communautés belges entretiennent elles aussi des liens économiques et culturels étroits avec les états fédérés canadiens (les « provinces »). Des représentants économiques et commerciaux issus des trois régions sont présents à Montréal et à Toronto. Par ailleurs, la communauté française a également une représentation au sein de la Ville de Québec, capitale de la province du Québec ; et la Région de Bruxelles a ouvert un bureau à Vancouver, port situé à l’ouest du Canada. De même, la province du Québec possède une représentation à Bruxelles.

Les relations commerciales bilatérales de ces dix dernières années se sont caractérisées par un revenu issu des exportations dont la valeur fluctue entre 1,86 et 2,37 milliards d'euros. Les chiffres canadiens d'exportation oscillent ces 10 dernières années en 1,08 et 2,82 milliards d'euros. En 2016, le Canada a enregistré un excédent commercial de plus d’un demi-milliard d’euros avec notre pays.

Le commerce s'axe principalement sur les produits chimiques mais le diamant est également en bonne position, avec 23 pourcent des exportations canadiennes à destination de la Belgique. Le Canada est le troisième producteur de diamant brut dans le monde et plus de la moitié de sa production est vendue à Anvers. Notre pays est donc le premier pays partenaire des Territoires du Nord-Ouest, où se trouvent les mines de diamant.

Parmi les États membres de l'UE, la Belgique est le sixième investisseur étranger au Canada, et à l'échelle mondiale, notre pays est le seizième investisseur. Les investissements belges au Canada représentent près de 4 milliards d'euros par an. On compte une cinquantaine de filiales belges au Canada et environ autant de filiales canadiennes en Belgique. Les plus connues sont Bombardier Transport et McCain Foods.

 
Etats-Unis d’Amérique

Notre relation transatlantique avec les États-Unis d'Amérique, l'intégration européenne et notre préférence pour la coopération multilatérale constituent les fondements de la politique étrangère belge.

Les États-Unis sont un partenaire stratégique sur le plan de la défense et de la sécurité et notre principal partenaire commercial en dehors de l'Union européenne. Nos deux pays coopèrent également de manière constructive au sein de différentes organisations multilatérales et régionales.

 
Amis de la première heure

Les États-Unis et la Belgique ont noué des relations diplomatiques dès 1832, donc bien avant la reconnaissance définitive des frontières belges par les superpuissances européennes dans le traité de Londres de 1839. C’est grâce à l’intervention des Etats-Unis que la Belgique a été libérée pendant les deux guerres mondiales. La Bataille des Ardennes (Battle of the Bulge), la plus grande bataille américaine de la Seconde Guerre mondiale dont le 75ème anniversaire a été commémoré en 2019, a créé un lien privilégié entre nos deux pays.

L'après-guerre a été marquée par une forte coopération transatlantique, avec la mise en œuvre du plan Marshall en 1947 et la création de l'OTAN en 1949. Le début des années 2000 a été marqué par une période de tension suite à l’opposition belge à la guerre en Irak de 2003 ; à partir de 2004, les relations se sont apaisées.

 
America first” et la rivalité avec la Chine

Au 21ème siècle, les États-Unis se tournent de plus en plus vers l'Asie. Ils considèrent généralement la Chine comme un concurrent économique et aussi comme leur principal rival stratégique, la Chine promouvant un système politique et un modèle de société fondamentalement différents des nôtres. Pour le président américain Donald Trump, les États-Unis doivent avant tout s'appuyer sur leur propre puissance économique et militaire pour défendre leurs intérêts. Par conséquent, la coopération multilatérale, les alliances et d'autres formes de Soft Power font l'objet d'un examen critique. Bien que l'alliance transatlantique reste aussi utile et pertinente qu'auparavant, tant pour les États-Unis que pour l'Europe, Washington et Bruxelles ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le changement climatique, l'Iran ou le Moyen-Orient, pour ne citer que quelques exemples.

 
Un partenaire fiable jouissant d’ une image positive

A priori, la Belgique jouit d'une image positive auprès des Américains notamment grâce aux liens personnels créés par les deux guerres mondiales mais aussi  vu le grand nombre de diplomates, militaires et hommes d'affaires américains ayant vécu en Belgique pour des raisons professionnelles. Bruxelles, en particulier, est connue comme le siège de l'OTAN et de l'UE. La Belgique étant un membre fondateur de ces deux organisations, les Américains accordent un certain poids à notre diplomatie.

La Belgique, alliée fiable au sein de l'OTAN, coopère activement avec les États-Unis dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et pour d'autres questions de sécurité. Washington apprécie le déploiement de soldats belges, par exemple en Afghanistan, au Mali, dans les États baltes ou dans le cadre de la coalition internationale contre Daesh. Le port d'Anvers revêt une importance stratégique dans le contexte de l'OTAN. Cela étant, les dépenses belges en matière de défense considérées comme trop faibles par eux demeurent un sujet de préoccupation pour les États-Unis. Enfin, il existe une coopération policière et douanière étroite, dans la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue.

 
Le principal partenaire commercial en dehors de l'UE

Nos liens économiques avec les États-Unis sont également particulièrement intenses : environ cinq pour cent des exportations belges leur sont destinées. Ainsi, le marché américain est notre cinquième client en importance, après nos pays voisins : l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Par ailleurs, les États-Unis sont le quatrième fournisseur de marchandises de notre pays avec une part de près de dix pour cent. La valeur totale des échanges de biens et services entre la Belgique et les États-Unis s'élève à près de EUR 70 milliards par an. Le commerce des marchandises est dominé par les produits chimiques et pharmaceutiques et, dans ce domaine, notre pays affiche traditionnellement un déficit commercial par rapport aux États-Unis. Par contre, la balance commerciale des services avec ce pays penche légèrement en faveur de la Belgique. Les investisseurs américains en Belgique, 900 entreprises au total, créent 124.000 emplois dans notre pays. À l'inverse, environ 500 entreprises belges sont actives aux États-Unis, créant ensemble près de 60.000 emplois.

 
Les Belges aux États-Unis : passé et présent

La majorité des migrants belges à la recherche d'une vie meilleure aux États-Unis sont arrivés entre le milieu du 19ème siècle et le début de la Première Guerre mondiale. La plupart d’entre eux étaient des agriculteurs et des artisans. Lors du recensement américain de 2010, 361.667 Américains ont indiqué qu'ils avaient des racines belges. Les concentrations les plus élevées ont été enregistrées dans les États du Wisconsin, du Michigan et de l'Illinois.

Après la Seconde Guerre mondiale, c’est avant tout une main-d'œuvre hautement qualifiée qui a déménagé vers les États-Unis. La coopération scientifique est d’ailleurs toujours très fructueuse. Aujourd'hui, près de 28.000 Belges résidant de manière permanente ou temporaire aux États-Unis sont inscrits à l'ambassade de Belgique à Washington ou aux consulats généraux à Atlanta, Los Angeles et New York. La plupart de nos compatriotes vivent dans les États de Californie, de New York, de Géorgie, du Texas et du New Jersey. L'ambassade américaine à Bruxelles estime à 23.000 le nombre de ressortissants américains en Belgique, sans compter les touristes.

 
Mexique

La relation avec le Mexique (120 millions d'habitants) remonte au 16ème siècle. Pedro de Gante (Pieter van Gent, 1480-1572) était l’un des premiers missionnaires chrétiens du nouveau monde, et a fondé la première école européenne à Mexico. La communauté belge du Mexique, tout comme la communauté mexicaine en Belgique, est assez réduite, mais les relations sont excellentes.  

Quelque 80 investisseurs belges sont actifs au Mexique. La Belgique est l'un des partenaires commerciaux les plus importants dans l'Union européenne. Notre balance commerciale avec le Mexique est traditionnellement déficitaire. La majeure partie des investissements belges se situent dans le secteur des services, ainsi que dans le commerce et l'industrie. En 2015 et 2016, cinq missions économiques régionales se sont rendues au Mexique.  

La Belgique et le Mexique entretiennent aussi activement des liens culturels et scientifiques. Depuis 1990, l'université d'Anvers a ouvert un institut d'études mexicaines.

Les relations politiques entre la Belgique et le Mexique sont excellentes, comme en témoignent les visites officielles régulières et les contacts bilatéraux en marge de réunions internationales. Les consultations politiques bilatérales les plus récentes ont eu lieu en novembre 2016 à Mexico. Nos souverains avaient également rencontré le président mexicain en juin 2015 à Bruxelles.  

Outre la présence fédérale, la Flandre (FIT) et la Wallonie (AWEX) sont également représentées. La représentation flamande renforce également les intérêts de Brussels Export.