Thématiques spécifiques

Informez-vous sur des thématiques spécifiques, tels que l'abolition de la peine de mort, la lutte contre l'impunité, y compris la justice transitionnelle, la liberté d'expression, y compris la liberté de la presse, la lutte contre le racisme et la discrimination, les LGBTI, les droits des enfants, l'égalité des sexes et les droits des femmes, les défenseurs des droits de l'homme, le respect des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme, et les entreprises et les droits de l'homme.

Egalité des genres et droits des femmes

Partout dans le monde, les femmes demeurent victimes de nombreuses formes de discrimination et d'inégalité, que ce soit dans leur environnement professionnel ou familial, sur les plans économique, social, civique ou politique. Les femmes sont également souvent victimes de crimes tels que la violence domestique ou sexuelle, les mariages forcés ou les mariages d'enfants, la traite des êtres humains, l'exploitation ou l'esclavage, la prostitution forcée, les mutilations génitales et l'avortement forcé.
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La concrétisation de l'égalité des genres et des droits des femmes et des filles représente par conséquent une priorité pour la Belgique. Parmi les fers de lance de l’action belge figurent la participation égale des femmes dans tous les secteurs de la société, la lutte contre la violence sexiste et sexuelle à l'égard des femmes et des filles, ainsi que la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs.

La Belgique contribue à la mise en œuvre de la politique de l'UE, qui a élaboré des lignes directrices sur les violences contre les femmes et la lutte contre toutes les formes de discrimination à leur encontre. Par l’adoption de ces lignes directrices, l'UE confirme son engagement à promouvoir concrètement l'égalité des genres ainsi que les droits des femmes dans sa politique extérieure.

Dans le cadre des Nations Unies, la discrimination fondée sur le sexe est interdite dans la plupart des traités relatifs aux droits humains. En outre, des instruments et des organes spécifiques ont été créés pour concrétiser les droits fondamentaux des femmes. La Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) a été adoptée en 1979. Cette convention vise à éliminer tous les aspects de la discrimination dans la vie publique et privée des femmes. La Belgique a ratifié à la fois la Convention (10 juillet 1985) et son protocole facultatif additionnel (17 juin 2004). Notre pays ne se limite pas à promouvoir activement la ratification et la mise en œuvre de cette convention, mais appelle aussi régulièrement d’autres pays à retirer leurs réserves.

En outre, dès 1946, les Nations Unies ont créé la Commission de la condition de la femme (CSW). Cet organe subsidiaire du Conseil économique et social (ECOSOC) compte 45 États membres et se dédie exclusivement à la promotion de l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes. Lors de ses sessions annuelles en mars, cette commission se réunit durant deux semaines à New York pour examiner les progrès réalisés par les États dans ce domaine, déterminer les défis et formuler des recommandations politiques. La Belgique participe activement à ces sessions depuis de nombreuses années dans le contexte de l'UE et préconise toujours un résultat final aussi progressif que possible.

Dans le cadre du programme de réforme plus large des Nations Unies, ONU Femmes, l'entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, a vu le jour en 2010. ONU Femmes, résultat d'une fusion de 4 composantes distinctes du système des Nations Unies, est une organisation partenaire de la Coopération belge au développement.

Dans le cadre du Conseil des Droits de l'Homme et de la Troisième Commission de l'Assemblée générale, la Belgique soutient, dans le contexte de l'UE, les initiatives visant à promouvoir et à protéger les droits des femmes. Notre pays apporte également son appui au mandat du groupe de travail sur la discrimination à l'égard des femmes et des filles, notamment en participant aux dialogues interactifs avec ces experts indépendants.

La quatrième conférence mondiale sur les femmes s'est tenue à Pékin en 1995. Les États y ont élaboré un programme mondial pour la promotion des droits des femmes et des filles. Ce programme d'action reflète l'engagement de la communauté internationale et définit les mesures concrètes à prendre pour la réalisation des droits des femmes dans 12 domaines : pauvreté, éducation et formation, santé, violence, conflits armés, économie, prise de décisions, mécanismes institutionnels, droits fondamentaux de la femme, médias, environnement et petites filles. À l'occasion du 25e anniversaire de cette conférence mondiale, la Belgique a fourni aux Nations Unies un rapport sur la mise en œuvre de la déclaration et du programme d'action de Pékin.

Violence à l’égard des femmes et des filles

La violence à l'égard des femmes et des filles reste l'une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde. Ces violences génèrent souvent un sentiment de honte et une peur de la stigmatisation, dans un climat d'impunité.

La Belgique a fait de la lutte contre la violence basée sur le genre une priorité. Notre pays s'efforce d'adopter une approche globale, en accordant une attention particulière à la prévention de la violence, à la lutte contre l'impunité dont jouissent les auteurs, à l'accès à la justice pour les femmes et les filles, au soutien médical, psychologique et socio-économique des victimes et à leur droit à une réparation effective.

Dans le cadre du Conseil des Droits de l'Homme et de la Troisième Commission de l'Assemblée générale, la Belgique soutient, dans le contexte de l’UE, les initiatives de lutte contre la violence à l'égard des femmes et des filles. La Belgique soutient le mandat de la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, notamment en participant aux dialogues interactifs avec cette experte indépendante.

La Belgique soutient également la mise en œuvre des lignes directrices de l'UE sur la violence contre les femmes et la lutte contre toutes les formes de discrimination à leur encontre.

Dans le cadre du Conseil de l'Europe, la Belgique s'engage également dans la lutte contre la violence basée sur le genre. La Belgique a ratifié la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Convention d'Istanbul, 14 mars 2016) et plaide constamment en faveur de sa ratification et de sa mise en œuvre. À cette fin, la Belgique a adopté un Plan d'action national de lutte contre toutes les formes de violence basée sur le genre.

Femmes, paix, sécurité

Les guerres et les conflits armés ont un impact différent sur les femmes et les hommes. Les deux groupes ne participent généralement pas de la même manière aux conflits, ni à leur prévention et à leur résolution. En outre, la violence liée au genre et la violence sexuelle dans les situations de guerre touchent principalement les femmes. Celles-ci peuvent aussi être directement impliquées en tant que combattantes, élément souvent oublié.

Sur la base de ces conclusions, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 1325 le 31 octobre 2000. Par l’adoption de cette première résolution sur les femmes, la paix et la sécurité et des résolutions de suivi ultérieures, le Conseil de sécurité reconnaît l'importance de la dimension de genre dans les processus de paix et de sécurité. Il vise à assurer une participation égale et significative des femmes à la prévention des conflits et aux processus de paix et de sécurité, ainsi que la protection des femmes et des filles dans les situations de conflit.

Le programme « Femmes, paix, sécurité » constitue une priorité pour la Belgique. Afin d'assurer la mise en œuvre concrète de la résolution 1325, le Conseil de sécurité a demandé à l’ensemble des États membres, en 2004, d'élaborer un Plan d'action national sur ce thème. La Belgique a répondu à cet appel et met actuellement en œuvre son Troisième Plan d'action national.

La Belgique est membre du Groupe des amis de la Résolution 1325, un groupe informel composé de plus de 50 États, s’employant au sein des Nations Unies à mettre en œuvre la Résolution 1325. La Belgique est également membre du réseau des points focaux « femmes, paix et sécurité ». Ce réseau informel d'États et d'organisations régionales a été créé en 2016 dans le but de s’apporter un soutien mutuel dans la mise en œuvre du programme « Femmes, paix, sécurité ».

En sa qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité (2019-2020), la Belgique est activement engagée dans la mise en œuvre et le renforcement du programme « Femmes, paix, sécurité ». Notre pays s'efforce d'intégrer le plus concrètement possible cette thématique dans les dossiers nationaux et régionaux inscrits à l'ordre du jour du Conseil de sécurité.

La Belgique soutient le mandat de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit et l'équipe d'experts sur l'État de droit et les violences sexuelles en temps de conflit. Cette équipe aide les États à renforcer l'État de droit en vue de garantir la responsabilité pénale des auteurs de violences sexuelles liées aux conflits.

La Belgique participe activement à l'élaboration et à la mise en œuvre du Plan d'action de l'UE sur les femmes, la paix et la sécurité et est un membre actif du ‘Task Force’ informel de l'UE.

Dans le cadre de l'OTAN, la Belgique est également engagée dans l'élaboration et la mise en œuvre de la politique et du plan d'action de l'OTAN sur les femmes, la paix et la sécurité. La Belgique soutient le mandat de la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'OTAN pour les femmes, la paix et la sécurité.