Chiffre de décembre 2025 : notre ambassade en Colombie organise la 9e édition du Premio CaMINA

La 9e édition du Premio CaMINA a récompensé des initiatives colombiennes qui apportent leur aide aux victimes rescapées d’un incident dû à une mine antipersonnel. La Belgique reste résolument engagée en faveur d’un monde débarrassé des mines antipersonnel.

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Notre ambassade en Colombie organise la 9e édition du Premio Camina : une reconnaissance pour les initiatives colombiennes qui apportent une aide aux survivants d'incidents liés aux mines antipersonnel

La 9e édition du Premio CaMINA a récompensé des initiatives colombiennes qui apportent leur aide aux victimes rescapées d’un incident dû à une mine antipersonnel. La Belgique reste résolument engagée en faveur d’un monde débarrassé des mines antipersonnel.

La Belgique s’engage résolument en faveur d’un monde débarrassé des mines antipersonnel. L’intérêt militaire de ces armes est très limité et ne justifie pas l’horrible souffrance humaine qu’elles provoquent.

La princesse Astrid

En 1995, notre pays était le premier à interdire les mines antipersonnel. Nous avons ainsi joué un rôle pionnier dans la lutte internationale visant à interdire ces armes, ce qui a débouché sur l’adoption de la Convention d’Ottawa. La princesse Astrid a été désignée Envoyée spéciale de ce traité.

La Belgique estime également que les victimes doivent recevoir de l’attention et des soins en suffisance. Les personnes qui ont survécu à une mine se retrouvent souvent lourdement mutilées. Elles restent donc littéralement marquées à vie par l’incident.

Le Premio CaMINA

Notre ambassade à Bogotá (Colombie) l’a bien compris. Cette année, elle organisait déjà la 9e édition du « Premio CaMINA ». Cette initiative met à l’honneur des associations colombiennes qui apportent leur aide aux personnes rescapées de mines antipersonnel (et d’autres engins explosifs).

Dans ce cadre, nos collègues ont reçu le soutien de l’ambassade du Canada (pays hôte de la Convention d’Ottawa), de l’entreprise canadienne Gran Tierra Energy (active dans des régions où ces mines sont présentes) et de la Campaña Colombiana Contra Minas (CCCM – l’antenne locale de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel, liée à la Convention d’Ottawa).

Un fléau tenace

La présence des mines antipersonnel en Colombie reste un problème tenace. Ce fléau découle de décennies de conflit. Dans ce contexte, les guérillas telles que les FARC et l’ELN, mais également l’armée ont eu recours aux mines. Après l’accord de paix de 2016, le nombre d’incidents a fortement diminué. Malheureusement, le conflit n’est pas totalement éteint.

À ce jour, plusieurs groupes armés, allant des factions dissidentes de guérillas aux bandes criminelles, ont recommencé à placer des mines dans le but d’asseoir leur contrôle sur le territoire. Le nombre d’accidents augmente à nouveau, souvent durant des opérations de déminage. La plupart des victimes sont des civils, notamment des enfants.

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Les trois lauréats avec leur prix

L’ambassadeur belge Koen Lenaerts (au centre) avec les deux lauréates. © SPF Affaires étrangères

Des matchs de foot et des prothèses

Une initiative telle que le prix CaMINA reste donc plus que nécessaire. Les associations et la population colombiennes s’investissent en nombre, corps et âme, pour apporter de l’aide aux victimes de mines. Par exemple, l’association lauréate de cette année, MilVíctimas (Victimes militaires du conflit armé interne) se consacre principalement à la défense des droits des personnes rescapées et de leurs familles. L’organisation fournit, entre autres, une assistance juridique et psychosociale.

Dans la catégorie « Personnes », c’est Diana Cuellar qui a décroché le prix. Elle travaille à la rééducation physique des victimes au sein des forces armées nationales. Dans ce cadre, elle organise notamment des tournois ainsi que des entraînements et matchs de football avec prothèses.

Un service national de lutte contre les mines antipersonnel

La remise des prix a rassemblé un large éventail d’acteurs traditionnels du secteur, à savoir le ministère colombien des Affaires étrangères et plusieurs agences nationales, des ONG locales et internationales telles que Handicap International et HALO Trust, ainsi que la communauté internationale : plusieurs ambassades étrangères, le Comité international de la Croix-Rouge et le service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS).

Mauricio Silva, coordinateur du service national Acción Integral Contra Minas Antipersonal – Oficina del Consejero Comisionado de Paz (AICMA), était l’invité d’honneur. Dans son allocution, il a souligné les efforts fournis ces derniers mois, mais aussi la complexité de la situation en Colombie.

Une 10e édition toute particulière

Au travers du Premio CaMINA, la Belgique réaffirme son engagement dans la lutte pour un monde dépourvu de mines, dans lequel les victimes rescapées ne sont pas laissées pour compte. Les organisations et les personnes qui œuvrent en faveur de ces victimes reçoivent ainsi une reconnaissance pour leurs actions.

Notre ambassade met déjà les petits plats dans les grands pour préparer la 10e édition qui se tiendra l’année prochaine. En effet, elle envisage d’inviter l’ensemble des lauréates et lauréats des éditions précédentes. De son côté, la CCCM travaille au tournage d’un documentaire sur le sujet. L’horreur des mines antipersonnel reste plus que jamais au cœur des préoccupations !