COP30 à Belém : le Brésil résolu à en faire la COP de la vérité

La conférence sur le climat à Belém (novembre 2025, Brésil) abordera entre autres les plans climatiques nationaux révisés, les stratégies d'adaptation et l’élaboration d’une feuille de route visant à mobiliser 1 300 milliards de dollars de financement climatique. La présidence brésilienne affiche une grande motivation, et ce malgré la politique anti-climat virulente menée par les États-Unis. Pour nous éclairer, nous avons une nouvelle fois pu faire appel à notre collègue Ulrik Lenaerts, numéro deux de la délégation climatique belge.

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Vue aérienne de Belém

La COP30 aura lieu à Belém, au Brésil, une ville située dans la forêt amazonienne. © Shutterstock

La conférence sur le climat à Belém (novembre 2025, Brésil) abordera entre autres les plans climatiques nationaux révisés, les stratégies d'adaptation et l’élaboration d’une feuille de route visant à mobiliser 1 300 milliards de dollars de financement climatique. La présidence brésilienne affiche une grande motivation, et ce malgré la politique anti-climat virulente menée par les États-Unis. Pour nous éclairer, nous avons une nouvelle fois pu faire appel à notre collègue Ulrik Lenaerts, numéro deux de la délégation climatique belge.

Messages clés

  • L'entrée en fonction du président américain Donald Trump a débouché sur une politique anti-climat agressive de la part des États-Unis.
  • Toutefois, les répercussions de cette politique sur les autres pays semblent plutôt limitées. L’atmosphère des négociations climatiques au sein de l'ONU reste constructive.
  • La présidence brésilienne entend faire de la COP30 à Belém la COP de la vérité. Elle organise avec le plus grand soin cette conférence, sous le slogan « Global Mutirão » : Efforts collectifs.
  • Les principaux points à l'ordre du jour sont : (1) la soumission des plans climatiques nationaux révisés, (2) l'adaptation, (3) la réduction du déficit de financement climatique et (4) une transition juste.
  • Par ailleurs, le Brésil place les forêts tropicales au cœur de ses priorités à travers un Tropical Forest Forever Facility.
  • La Belgique s'y rendra avec une délégation composée de 31 personnes, dont deux ministres.

À l'heure où nous écrivons ces lignes, le 3 octobre 2025, nous nous trouvons à la veille d'un nouveau rendez-vous majeur de l'ONU pour le climat : la COP30, qui se tiendra à Belém (Brésil) du 10 au 21 novembre. Depuis la dernière conférence sur le climat en Azerbaïdjan, le dérèglement climatique continue de se manifester sous toutes sortes de formes. Pour nous limiter à l’Europe : l’été 2025 a été marqué par une chaleur extrême en Grèce et en Finlande, des incendies qui ont ravagé 10 000 km² de forêt rien qu’au sein de l’UE (soit l’équivalent d’un tiers de la superficie de la Belgique), la fonte des glaciers alpins, la sécheresse en Belgique... Au total, les préjudices économiques pour le continent sont estimés à 43 milliards d'euros.

Administration Trump

Dans l'intervalle, les responsables des négociations pour le climat de la quasi-totalité des pays ont poursuivi sans relâche leurs efforts. L'entrée en fonction du président Trump en janvier 2025 a toutefois été source de perturbations. En effet, son second mandat s’est accompagné d’un revirement radical dans la politique climatique américaine. Non seulement les États-Unis se sont retirés de l'Accord de Paris sur le climat, mais l'administration Trump a également procédé au licenciement de l'ensemble des fonctionnaires et équipes de recherche travaillant dans le domaine du climat. Autre geste très marquant : la fermeture de la station de mesure de CO2 à Hawaï, une installation de référence mondiale.

Ces actions n’ont toutefois pas entraîné d'effet domino, nous rassure notre collègue Ulrik Lenaerts, numéro deux de la délégation climatique belge. « Jusqu'à présent, aucun autre pays ne s'est retiré de l'accord sur le climat. Nous constatons cependant que certains pays tardent à communiquer leurs nouveaux objectifs climatiques et se montrent plus prudents quant à leurs ambitions. Par ailleurs, un grand nombre de pays partage un sentiment d’indignation face au désengagement de la première économie mondiale, qui n'entend plus fournir le moindre effort. »

COP de la vérité

En tout cas, le Brésil prend sa présidence très au sérieux. « Le pays sud-américain entend démontrer, coûte que coûte, que le multilatéralisme (c’est-à-dire la recherche de solutions aux défis mondiaux par le biais de la concertation internationale, ndlr) et l'accord de Paris conservent toute leur pertinence », souligne Ulrik Lenaerts.

« Le président brésilien, Lula da Silva, se sent en outre conforté par le sommet sur le climat, convoqué par le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, en marge de la récente Assemblée générale à New York. Malgré le discours du président Trump qualifiant le dérèglement climatique de « hoax » (canular), 134 pays ont tout de même répondu présent à ce sommet sur le climat, que ce soit à travers une représentation au niveau ministériel ou gouvernemental. Le président da Silva y a par ailleurs annoncé que la COP30 serait la COP de la vérité. »

Global Mutirão

Pour encourager l'action climatique mondiale, la présidence brésilienne a adopté le slogan « Global Mutirão ». « Mutirão » est un mot issu de la langue amérindienne Tupi-Guarani, et signifie « efforts collectifs » : tout le monde contribue. La société civile et les peuples autochtones sont également invités à apporter leur pierre à l’édifice. « Il s'agit de dynamiser ce processus en impliquant de nombreuses personnalités ayant participé aux COP précédentes », explique Ulrik Lenaerts. « Citons par exemple des présidents de COP précédentes, comme Laurent Fabius qui a présidé la COP15 à Paris, mais également des ministres des Finances ».

Cette dynamique se traduira par (1) le rassemblement des chefs de gouvernement, (2) les négociations intergouvernementales à proprement parler, (3) l’élaboration d’un programme d'actions clair et (4) l’adhésion de la population.

Le choix d’organiser la conférence à Belém, au cœur de la forêt amazonienne, pourrait être considéré comme un point négatif pour cette présidence brésilienne. « Je comprends toutefois la logique », indique Ulrik Lenaerts. « Le Brésil souhaitait placer la forêt amazonienne au cœur de l’attention et organiser la COP dans une région défavorisée. Les infrastructures n’étaient cependant pas suffisantes pour accueillir l'ensemble des personnes participantes. Même si cela finira par fonctionner, avec un sommet d’un format plus restreint. »

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Forêt amazonienne

En raison du dérèglement climatique, les forêts tropicales commencent progressivement à stocker moins de carbone. C’est pourquoi la présidence brésilienne de la COP30 se concentre sur les forêts tropicales. Sur la photo : un morceau de forêt amazonienne intacte. © Shutterstock

Pacte vert

L’UE a toujours joué un rôle de pionnière, mais ces derniers temps, les déclarations suggérant une volonté de revoir sérieusement à la baisse son ambitieux pacte vert se multiplient. « Nous restons fermement attachés à notre ambition de réduire de 90 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040 », explique Ulrik Lenaerts. « Toutefois, la Commission européenne estime que l’industrie européenne doit pouvoir rester suffisamment compétitive. C’est dans cette optique qu’elle a entre autres élaboré le pacte pour une industrie propre, destiné à aider les entreprises à réduire leurs émissions de CO2. »

« Elle souhaite par exemple également lutter contre la concurrence déloyale de pays non européens par le biais du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM, Carbon Border Adjustment Mechanism). Ce système revient à appliquer une taxe carbone sur les produits importés en dehors de l'UE – fer, engrais, ciment... – afin de compenser leurs émissions de CO2. Plus les émissions sont limitées, moins la taxe est élevée. »

« Qui plus est, la Commission souhaite faire preuve d’une plus grande flexibilité. Ainsi, 3 % de la réduction de 35 % – nécessaire pour passer de 55 % en 2030 à 90 % en 2040 – pourraient être réalisés en dehors de l’UE grâce à des crédits carbone. »

Les nouveaux objectifs climatiques qui seront présentés à Belém doivent s’appliquer pour 2035. Ulrik Lenaerts poursuit : « L’UE doit donc encore fixer un objectif intermédiaire. Elle a déjà annoncé qu’il se situerait probablement entre 66 % et 72 % et devrait mettre l’UE sur la bonne voie pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Néanmoins, aucun accord n’a pour le moment été trouvé à ce sujet. Lors du sommet européen des 23 et 24 octobre 2025, l’actuelle présidence danoise du Conseil de l’UE soumettra aux chefs de gouvernement cette proposition. Un Conseil spécial Environnement spécial se réunira le 4 novembre pour prendre la décision finale. En principe, les plans climatiques révisés de l’UE pourront donc être finalisés juste à temps pour la COP30. »

Décision du Conseil des ministres de l’Environnement de l’UE

Le 5 novembre 2025, le Conseil des ministres de l’Environnement de l’UE a décidé de maintenir l’objectif de réduction de 90 % d’ici à 2040. Il sera possible d’atteindre 5 % de la réduction nécessaire – au lieu des 3 % proposés par la Commission européenne – grâce à des crédits carbone de haute qualité générés hors de l’UE. La séquestration permanente de carbone au niveau national sera également prise en compte de manière plus efficace.

Ce compromis offre également une plus grande flexibilité au sein des secteurs et entre les instruments. Par exemple, les États membres peuvent compenser les déficits d’un secteur par les excédents d’autres secteurs. Enfin, une clause de révision permet un meilleur suivi de l’impact sur la compétitivité et le pouvoir d’achat.

Transition énergétique déséquilibrée

La COP28 à Dubaï a entre autres décidé de tripler la part d’énergies renouvelables d’ici 2030 et de s’éloigner fortement des combustibles fossiles. Et effectivement, la production d’énergie solaire et éolienne connaît une forte croissance. Cependant, de nombreux pays continuent d’investir en parallèle dans l’exploitation de pétrole et de gaz. Comment ces deux tendances peuvent-elles coexister ?

Ulrik Lenaerts brosse le tableau : « La transition vers les énergies renouvelables est encore loin d’avoir atteint un point d’équilibre. Si les énergies renouvelables sont sur la bonne voie en matière de capacité et constituent la source d’énergie qui enregistre le plus grand essor à l’échelle mondiale, le stockage (parcs de batteries, etc.) et le transport (lignes à haute tension, liaison des parcs éoliens offshore, etc.) restent des pierres d’achoppement. Le stockage et le transport n’arrivent donc pas à suivre le rythme effréné que connaît l'électrification. Dès lors, des pays comme la Chine et l'Inde continuent d'opter pour des capacités supplémentaires issues de combustibles fossiles afin de maintenir l'équilibre du réseau. En effet, la demande en énergie et en électricité ne cesse d'augmenter. Ce n'est que lorsque cette demande aura atteint un plafond que la part des combustibles fossiles diminuera considérablement. Par ailleurs, nous accusons aussi un retard au niveau du renforcement de notre efficacité énergétique (logements et procédés de production plus économes en énergie). »

Maintien de l’objectif de 1,5 °C

Aux dernières nouvelles, il nous resterait trois ans de budget carbone pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Pourtant, l'UE et le reste du monde restent attachés à cet objectif. Ulrik Lenaerts : « Le dépassement de la barre des 1,5 °C nous exposerait à des risques inconsidérés. C'est pourquoi nous devons nous battre pour chaque fraction de degré. Bien entendu, cet objectif exigera de réduire drastiquement les émissions, mais nous ne relâcherons pas nos efforts. »

Composée de 31 membres, la délégation belge sera plus restreinte que d'habitude. Toutefois, les ONG, le monde scientifique et les entreprises seront à nouveau bien représentés. Deux ministres feront également le déplacement à Belém : le ministre fédéral du Climat Jean-Luc Crucke et la ministre wallonne de l'Énergie et du Plan Air-Climat Cécile Neven.

Quels points figurent à l'ordre du jour ?


1. Plans climatiques nationaux révisés

Les pays sont supposés soumettre leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) revues à la hausse. Il s'agit de nouveaux plans destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2035. L'accord de Paris stipule en effet que ces plans doivent être révisés tous les cinq ans.

À ce jour, seuls 30 pays ont soumis leurs nouveaux plans, mais de nombreux autres devraient bientôt leur emboîter le pas. Par ailleurs, l'UE a elle aussi accumulé du retard (voir texte). Les plans soumis permettront d’évaluer le niveau de réchauffement actuel. Si l’objectif de rester sous le seuil de 1,5 °C apparaît désormais hors de portée, le Brésil souhaite néanmoins examiner, sur la base des rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les ajustements nécessaires pour tenter de tout de même atteindre cet objectif.

2. Adaptation

Les décisions prises lors de la COP28 à Dubaï en matière d'adaptation aux répercussions du dérèglement climatique doivent encore être affinées. Il s'agit notamment d'objectifs thématiques : comment nous allons adapter les écosystèmes, l'approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire, la biodiversité, la santé, les infrastructures, l'égalité sociale et la lutte contre la pauvreté. Pour évaluer les progrès réalisés pour tous ces objectifs, la COP30 entend définir un maximum de 100 indicateurs.

L'adaptation constitue une priorité majeure pour les pays du Sud. Ces derniers refusent toutefois d’être jugés s'ils n'atteignent pas les objectifs fixés. En effet, ils n’ont que peu de prise sur l’impact des mesures d’adaptation et leurs moyens financiers sont souvent insuffisants. Nombre d'entre eux réclament donc également l’instauration d’un indicateur spécifique pour le financement afin d’évaluer dans quelle mesure un financement climatique est prévu dans le cadre des stratégies d’adaptation. Les pays riches montrent quant à eux une certaine réticence à discuter du financement de l'adaptation. Ils ont déjà accepté l'année dernière un financement climatique à hauteur de 300 milliards de dollars d'ici 2035 et ne souhaitent pas rouvrir ce débat.

3. Réduction du déficit de financement climatique

Lors de la COP29, les pays donateurs se sont engagés à fournir un financement climatique à hauteur d'au moins 300 milliards de dollars d’ici 2035, et ce à partir de diverses sources : fonds publics, banques de développement multilatérales, fonds privés mobilisés, etc. Or, les besoins s’élèvent en réalité à 1 300 milliards de dollars. La COP30 examinera par quels moyens combler cet écart.

Des idées ont naturellement déjà été formulées, notamment pour des financements innovants. La France propose ainsi une taxe de solidarité mondiale, par exemple sur le transport international. La mise en place de marchés de capitaux dans les pays du Sud apparaît également comme un levier essentiel afin d’attirer les investissements. Les entreprises s’avèrent cependant plutôt frileuses à l’idée de prendre des risques en investissant dans ces pays. Une solution doit être trouvée à cette problématique.

Par ailleurs, il est nécessaire de développer des écosystèmes qui encouragent les entreprises à investir dans les énergies renouvelables plutôt que dans les combustibles fossiles. L'UE estime que nous devrions échanger des expériences (bonnes pratiques) en la matière : ce qui fonctionne et ne fonctionne pas.

Les ressources nationales – impôts et autres – constitueront aussi une part importante de l’enveloppe de financement. Il s'agit néanmoins d'un sujet sensible pour les pays arabes et certains États africains.

4. Transition juste

La transition vers une société à faible émission de carbone, reposant entre autres sur les énergies renouvelables, s’accompagne inévitablement d’un déclin des secteurs qui dépendent fortement des combustibles fossiles. Pour que cette transition soit juste, les personnes qui perdront leur emploi doivent pouvoir bénéficier d'un soutien suffisant.

Sur ce thème, deux visions s’opposent :

  • L’Occident considère qu’il s’agit principalement d’un problème national qui peut être résolu en diversifiant l’économie et en prévoyant des filets de protection sociale. Il serait par ailleurs très utile d’échanger des informations sur la manière dont les différents pays abordent cette question. Les syndicats et la société civile insistent sur la qualité du travail et les possibilités de participation.
  • Le Sud considère quant à lui qu’il s’agit avant tout d’un problème Nord-Sud. Il estime ne pas disposer de moyens suffisants pour la transition en raison de la réticence face aux risques liés aux investissements. En outre, les pays du Sud désapprouvent les mesures comme le CBAM (une taxe carbone, voir texte), qu’ils interprètent comme une barrière commerciale. Le CBAM pèserait par exemple sur le prix de l’importation de véhicules électriques, de batteries et d’acier en provenance de Chine.
  • La transition juste, y compris la composante commerciale, est un sujet brûlant qui fera l’objet d’un débat animé au Brésil.

5. Bilan mondial

Sujet central lors de la COP28 à Dubaï, le bilan mondial, ou Global Stocktake, est un inventaire de l'avancement des efforts déployés au niveau mondial pour lutter contre le dérèglement climatique. Autrement dit, ce bilan expose nos lacunes.

L’UE souhaite un suivi rigoureux des ajustements nécessaires pour mettre toutes les chances de son côté. D’autres pays, en revanche, freinent des quatre fers et pointent le besoin de donateurs.

6. Forêts tropicales

Le Brésil souhaite fortement insister sur le rôle des écosystèmes, en particulier des forêts tropicales. En marge de l’Assemblée générale à New York, le pays amazonien a lancé à cet effet la Tropical Forest Forever Facility (TFFF), un fonds alimenté par des ressources à la fois publiques (20 %) et privées (80 %). L’objectif : soutenir les pays qui protègent leurs forêts. Il s’agit entre autres de l’Amazonie, de la forêt atlantique ainsi que des bassins du Congo et du Mékong. La Belgique souhaite revendiquer une place importante pour les forêts congolaises.

La TFFF présente la particularité de se baser sur le niveau de performance d’un pays en matière de boisement. Des satellites permettent en premier lieu de définir un point de référence (benchmark) afin de suivre ensuite l’évolution du boisement. Le pays en question pourra uniquement prétendre à une compensation financière si l’afforestation reste stable, augmente ou recule très légèrement.

7. Synergie avec d’autres conventions

Le Brésil souhaite établir le plus de synergies possibles avec les autres conventions de l’ONU relatives à la biodiversité et à la désertification. En effet, les mesures prévues dans les différentes conventions peuvent se renforcer mutuellement, par exemple dans le domaine de la protection des forêts tropicales.

8. Points d’action

Chaque COP a traditionnellement de nombreux points d’action à l’ordre du jour : des points secondaires sur lesquelles les parties prenantes attirent l’attention. Citons par exemple l'abandon progressif des combustibles fossiles, le climat et la santé, le triplement de la part des énergies renouvelables, etc.

La présidence brésilienne entend modérer la prolifération des points d’action. Elle en a ainsi recensé pas moins de 300, dont une centaine sont réellement actifs. Elle a regroupé ces derniers en six blocs : (1) énergie et transport, (2) biodiversité, océans et forêts, (3) agriculture et sécurité alimentaire, (4) résilience et villes, (5) développement social et (6) les facteurs globaux favorisant le tout (enabling factors).

Au sein de ces six groupes, le Brésil a défini 30 objectifs : restauration des terres, agriculture durable, technologies à faible émission de carbone, ou encore sortie des combustibles fossiles, pour n’en citer que quelques-uns. Pour chacun de ces objectifs, le pays souhaite réunir tous les acteurs pendant la COP afin d’élaborer des solutions. Il a également désigné sept  envoyés spéciaux étrangers et 22 brésiliens pour accroître l’efficacité des discussions.