Égalité des genres et Allyship : notre SPF remporte le Premier prix fédéral de l’inclusion !

La campagne « #ALLYSHIP: it starts with ME! » a permis à notre SPF de décrocher le Premier prix fédéral de l’inclusion. Dans le cadre de cette campagne, diverses actions encourageaient nos collègues à se dresser contre le sexisme et la discrimination basée sur le genre sous toutes leurs formes.

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Collaborateurs W@W avec certificat

Nos collègues de W@W lors de la cérémonie de remise des prix. © SPF Affaires étrangères

La campagne « #ALLYSHIP: it starts with ME! » a permis à notre SPF de décrocher le Premier prix fédéral de l’inclusion. Dans le cadre de cette campagne, diverses actions encourageaient nos collègues à se dresser contre le sexisme et la discrimination basée sur le genre sous toutes leurs formes.

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Éducation de qualité

Women@Work

À première vue, l’égalité des genres peut sembler relever de l’acquis au sein de notre SPF. Et pourtant, un groupe de collègues femmes en a fait le constat en 2017 : il reste encore un long chemin à parcourir. « L’égalité des genres est une priorité absolue », en voilà une belle promesse, mais les engagements concrets au sein de notre département à cet égard ne se traduisent pas toujours visiblement dans la réalité du travail. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les chiffres : à ce jour, la proportion de femmes à la tête d’un poste demeure inférieure à 19 %.

Depuis, des collègues hommes du SPF sont également venus grossir les rangs du réseau Women@Work (W@W), incarnant de ce fait la diversité au service d’une plus grande inclusivité et égalité entre les genres dans notre SPF. Ses membres appartiennent tant à la carrière intérieure (administration centrale) qu’extérieure (diplomates).

Sexisme hostile et sexisme ambivalent

Le réseau W@W travaille sur cinq « chantiers », dont un se concentre sur le sexisme. Les stéréotypes sur les rôles des femmes et des hommes restent encore bien ancrés, fût-ce de manière inconsciente ou sans malveillance. Les hommes sont dès lors perçus involontairement comme étant supérieurs aux femmes, avec toutes les conséquences que cela implique.

Le sexisme peut se manifester de manière ouvertement hostile : insultes, harcèlement, intimidation, violence… Cependant, la partie immergée de l’iceberg cache également le sexisme dit « ambivalent », dont les répercussions néfastes sont plus discrètes. Celui-ci s’exprime entre autres par le dénigrement, l’exclusion et l’invisibilisation, les commentaires sur l’apparence et les comportements de protection et d’affection déplacés envers les femmes.

Les femmes peuvent être considérées comme des créatures belles mais fragiles qui doivent être protégées. Leur temps de parole pendant les réunions peut être inférieur, ou encore, elles peuvent subir des remarques telles que « Évidemment que tu as été engagée, tu es une femme ».

Le rôle d’une alliée ou d’un allié

L’année dernière, W@W s’est attaqué à la persistance et aux conséquences du sexisme sur le lieu de travail. Cette année, le réseau a choisi le thème de l’« allyship » (l’alliance, la solidarité). Nos collègues ont organisé à cette occasion une série d’activités visant à encourager chacune et chacun à devenir une alliée ou un allié pour les personnes qui subissent des comportements sexistes et des discriminations basées sur le genre.

Lors d’un workshop, l’experte externe Cécile Deprez a expliqué les étapes nécessaires pour devenir une alliée ou un allié. Les premières étapes consistent à prendre conscience du problème, puis à se renseigner sur le sujet, à choisir de s’engager et à réagir lorsque, par exemple, une remarque sexiste est prononcée pendant une réunion. En unissant ses forces avec d’autres personnes, l’impact de ces actions s’en voit décuplé.

Par ailleurs, quelques réflexes simples permettent d’aborder la répartition des tâches, l’organisation et la tenue des réunions ainsi que l’organisation des dossiers relatifs au congé parental d’une manière plus respectueuse de l’égalité des genres.

#Sale pute

W@W a également organisé une projection du documentaire « #Sale pute », qui livre les témoignages choquants de victimes de cyberharcèlement. Tout comme 73 % des femmes dans le monde, Florence Hainaut et Myriam Leroy, les réalisatrices, ont subi des cyberviolences. Une alliée ou un allié doit être capable de discuter de la problématique sans polariser et oser affirmer haut et fort : « Le cyberharcèlement ou le sexisme, au travail ou ailleurs, ce n’est pas OK ».

Une troisième activité a réuni Sophie Vincent (Unia) et Leonie Hogervorst (Institut pour l’égalité des femmes et des hommes), afin de se pencher sur l’intelligence artificielle : quelles possibilités et quels défis en matière d’égalité des genres pouvons-nous attendre de l’IA ?

Le réseau W@W a en outre recueilli des témoignages inspirants et les a présentés sous la forme d’une exposition. Enfin, des articles sur notre plateforme interne, des flyers dans le restaurant et des affiches ici et là ont soutenu la sensibilisation de nos collègues.

Une histoire qui continue de s’écrire

Pour résumer, c’est un beau concept global qui a su séduire le réseau inclusion de l’administration fédérale. La campagne ALLYSHIP a obtenu la meilleure évaluation et s’est ainsi vu décerner le premier prix de l’inclusion. Le jury externe, composé d’expertes et experts issus du monde académique, a évalué les projets sur la base de cinq critères : l’impact mesurable, le caractère innovant, la justification claire, l’exemple inspirant et l’approche à long terme.

La campagne ALLYSHIP et le prix de l’inclusion ne mettent donc pas un point final à cette histoire, que du contraire. La route est encore longue pour véritablement atteindre l’égalité des genres et l’inclusivité. Cette campagne a permis à nos collègues de prendre davantage conscience du problème. Il s’agit à présent d’utiliser effectivement les outils que nous avons reçus afin de créer ensemble un environnement de travail bienveillant, inclusif et moderne.