L’architecture durable, fondement d’un avenir vert et social

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Les hommes construisent un mur

La brique perforée est un matériau très durable. Photo : Réalisation d'un bâtiment multimédia pour les jeunes au Burundi. @ Enabel

 

L’Agence belge de développement (Enabel) consacre une attention particulière à « l’architecture durable ». Au Rwanda, par exemple, elle soutient le secteur des matériaux de construction Made in Rwanda. Ces matériaux locaux servent ensuite à l’édification d’infrastructures économiques parmi lesquelles des centres d’artisanat, marchés locaux, maisons de jeunes ou routes de liaison.

Au Burundi, les jeunes peuvent apprendre un métier utile dans le domaine de la construction notamment : maçon, soudeur, plombier, etc. Enabel y a introduit le concept de « chantiers-écoles » : des chantiers qui engagent des étudiants fraîchement diplômés. Les jeunes acquièrent ainsi une première expérience professionnelle dès la fin de leurs études ; ils bénéficient par la même occasion de l’encadrement d’enseignants et de professionnels expérimentés.

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Industrie, innovation et infrastructure

Brique perforée

L’architecture durable évite autant que possible de recourir au béton. En effet, au Rwanda et au Burundi, le béton constitue un produit d’importation. De plus, sa production est très énergivore. Les matériaux locaux, tels que la pierre, le bambou ou les sous-produits de l’agriculture, en revanche, respectent bien mieux le climat et l’environnement.

Tout aussi prometteuse, la brique perforée est fabriquée à partir de matériaux traditionnels et peut remplacer le béton armé. Produite localement, elle stimule l’économie.

Enabel œuvre à l’institution d’un « cercle vertueux ». C’est pourquoi il importe non seulement de former les architectes à l’utilisation de briques perforées, mais également de veiller à ce que les professionnels qualifiés acquièrent l’expérience de ce matériau. Les constructions réalisées prouvent irréfutablement la qualité du matériau.

Un mode de construction proche des traditions locales garantit un entretien plus simple et moins coûteux. De plus, le secteur fournit du travail à de nombreux jeunes. Enabel incite également les entreprises à travailler davantage selon les principes d’une véritable économie circulaire.

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Remue-méninges sur la gestion des déchets

L'architecture n'est vraiment durable que lorsque les communautés sont impliquées. Photo : Collecte d'idées sur la gestion des déchets au Rwanda. @ Enabel

Participation des communautés

Mais l’architecture durable ne se limite pas au seul choix des matériaux. Cette démarche implique également de faire participer les communautés. Leur prêter une oreille attentive s’avère indispensable pour concevoir des bâtiments et des projets en adéquation avec leurs besoins. Par exemple, le projet de construction d’un marché local inclura la possibilité pour de petites échoppes de s’installer à proximité afin d’éviter tout sentiment d’exclusion parmi les petits commerçants. Des jardins communautaires pourraient également faire partie de la réflexion, de même que la gestion des déchets, l'implication des jeunes et des artistes, etc.

Comme le résume Elodie Deprez, collaboratrice d’Enabel au Rwanda : « Nous considérons les villes comme des êtres vivants, avec un écosystème complexe qui doit créer un espace pour les citoyens et citoyennes, l’environnement et le secteur privé. Il doit y avoir de la place pour qu’ils puissent tous s’épanouir. »

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Des jeunes assis sur des bancs et applaudissant

Des jeunes satisfaits dans le bâtiment multimédia terminé ! (Résultat de la construction en photo en haut de l'article). @ Enabel