L’UE conjugue ses forces au service de son action extérieure

L’Union européenne fusionne divers canaux de financement au sein d’un instrument unique : Global Europe. Grâce à cette simplification, l’UE disposera d’une capacité d’action renforcée pour contribuer à l’avènement d’un monde plus pacifique, plus stable et plus juste.

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Des écoliers souriants au Bangladesh

Dans le passé, l'Union européenne a assuré la scolarisation de ces enfants vulnérables au Bangladesh. © Union européenne

Par le passé, l’UE recourait à divers instruments pour financer son action extérieure. Le Fonds européen de développement a été utilisé dans le cadre de la coopération au développement en faveur des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Ce fonds, alimenté directement par les États membres de l’UE, ne relevait pas du budget de l’Union, raison pour laquelle le Parlement européen n’avait aucun droit de regard sur son utilisation.

Par ailleurs, un instrument de voisinage et de partenariat (European Neighbourhood and Partnership Instrument) soutenait de manière spécifique les « voisinages » à l’Est (Ukraine…) et au Sud (Afrique du Nord, Moyen-Orient). Les ressources de l’instrument de financement de la coopération au développement (Development Cooperation Instrument) étaient entre autres allouées à la coopération avec d’autres régions telles que l’Amérique latine et l’Asie.

Simplicité, flexibilité, visibilité et efficacité accrues

Cette époque prend donc fin. La quasi-totalité des instruments de financement externes sont regroupés au sein de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (Neighbourhood, Development and International Cooperation Instrument, NDICI), également connu sous l’appellation Global Europe. L’instrument est doté de 79,5 milliards d’euros pour la période 2021-2027, ce qui équivaut à une augmentation de 12 %. Les fonds iront en priorité aux pays dont les besoins sont les plus criants : pays moins avancés et pays à faible revenu, pays fragiles, pays confrontés à des crises …

Simplicité, flexibilité, visibilité et efficacité accrues de l’action extérieure de l’UE sont les objectifs de la réforme. L’Union pourra en outre apporter des réponses plus adéquates à ses priorités politiques, telles que la promotion de ses valeurs et de ses intérêts pour l’avènement d’un monde plus stable et plus pacifique. Global Europe soutiendra la relance après la pandémie de coronavirus et contribuera grandement aux Objectifs de développement durable et à l’accord de Paris sur le climat.

Le budget est réparti entre 4 piliers :

  • Géographique (60,39 milliards d’euros) : dialogue et coopération avec les pays tiers (Afrique subsaharienne, Amérique latine, Afrique du Nord et Moyen-Orient …)
  • Thématique (6,36 milliards d’euros) : droits humains et démocratie ; société civile ; paix, stabilité et prévention des conflits ; défis à l’échelle mondiale comme la santé, l’éducation, l’autonomisation des femmes …
  • Réponse rapide (3,18 milliards d’euros) : stabilité et prévention des conflits en cas de crise, augmentation de la résilience …
  • Priorités et défis imprévus (9,53 milliards d’euros)

Global Europe inclut également un cadre d’investissement permettant d’attirer des fonds supplémentaires pour le développement durable, tant du secteur public que privé. Au total, l’UE entend mobiliser plus de 500 milliards d’euros pour la période 2021-2027.

L’UE part du principe que 93 % des dépenses dans le cadre Global Europe est comptabilisable en tant qu’aide publique au développement (APD). 30 % doit financer des actions en faveur du climat, 10 % la gestion de la migration et 20 % doit servir à la lutte contre les inégalités dans le monde. 85 % de ces dépenses devront contribuer d’une manière ou d’une autre à assurer une plus grande égalité des genres.

La Belgique apporte un soutien résolu à la nouvelle approche. En tout état de cause, notre pays mettra tout en œuvre pour que ses priorités stratégiques soient incluses dans les programmes financés par l’UE, le cas échéant en nouant des alliances avec des pays aux vues similaires. Nos services thématiques et géographiques à l’administration centrale et bien évidemment notre réseau des postes – nos antennes sur place – sont appelés à jouer un rôle crucial à cet égard.

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