Une réunion ministérielle à l'OTAN : un aperçu des coulisses

En mars 2021, les ministres des affaires étrangères des pays de l'OTAN se sont réunis en présentiel pour la première fois depuis le début de la pandémie. Comment notre Représentation permanente auprès de l'OTAN organise-t-elle une réunion ministérielle de cette ampleur ?

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Jens Stoltenberg et Sophie Wilmès

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, salue la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, au début du sommet. © NATO

Le siège de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) est établi à Bruxelles (Evere). Alliance politique et militaire, l'OTAN garantit la liberté et la sécurité de ses États membres.

Les ministres de la défense des pays de l'OTAN se réunissent trois fois par an tandis que les ministres des Affaires étrangères se rencontrent à deux reprises. Depuis le début de la crise du coronavirus, ces réunions ont eu lieu à distance mais les 23 et 24 mars 2021, les ministres des Affaires étrangères se sont à nouveau réunis physiquement.

Trois points figuraient à l'ordre du jour : la Russie, l'Afghanistan et l'OTAN à l'horizon 2030, une réflexion sur les défis à venir en matière de sécurité. La ministre Wilmès avait bien entendu minutieusement préparé son intervention.  Dans quelle mesure notre poste - la Représentation permanente de la Belgique auprès de l'OTAN - apporte-t-il son aide en pareille circonstance ?

Les diplomates responsables de chaque dossier spécifique - Russie, Afghanistan, etc. - préparent une note de 2 à 3 pages. Cette note contient toujours les points suivants : (1) une introduction ; (2) la position de la Belgique sur le sujet et son importance pour notre pays ; (3) la position des autres États. La ministre peut ainsi prendre connaissance des pays qui partagent notre point de vue ou qui, au contraire, défendent une position opposée. Un quatrième et dernier point clôture la note, il s'agit des speaking points, un texte rédigé en anglais qui sert de base à l'intervention de la ministre.

La note est ensuite minutieusement vérifiée par le cabinet de la ministre ainsi que le département à Bruxelles et, si nécessaire, elle fait l'objet d'une adaptation. Ce n'est qu'ensuite que la note est transmise à la ministre. Peu avant la réunion ministérielle, l'ambassadeur discute oralement les notes avec la ministre.

Notre poste à Evere fournit également un soutien organisationnel. Faut-il prévoir un lunch ? Des « réunions bilatérales » seront-elles organisées, c'est-à-dire des entretiens entre notre ministre et un homologue étranger ? Où la photo de groupe doit-elle être prise ? Quelles photos les photographes de l'OTAN doivent-ils prendre de la ministre ? Certaines questions pratiques doivent également être réglées, comme par exemple la préparation d'un drapeau belge et d'un drapeau de l'OTAN pour la conférence de presse qui suivra.

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Les ministres des affaires étrangères lors d'une réunion

La salle de réunion avec les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN. À gauche, la ministre Wilmès. © NATO