LGBTI

 
Appel de la Coalition pour l’égalité des Droits à mettre fin aux Examens anaux forcés

La soussignée Coalition pour l’égalité des Droits (ERC) applaudit les récents développements internationaux et nationaux, repris ci-dessous, visant à mettre fin à la pratique des examens anaux forcés imposés aux hommes homosexuels ou bisexuels et aux femmes transgenre sur la base de leur orientation sexuelle réelle ou supposée. Les membres de ERC notent également, avec la plus grande inquiétude, que des individus sont encore obligés de se soumettre à de tels examens.

Les membres de ERC sont reconnaissants envers les organisations internationales des droits de l’homme et les instances médicales qui ont condamné de telles pratiques. Il s’agit notamment de : la résolution d’octobre 2017 de l’Assemblée générale de l’Association Médicale Internationale, de nombreuses déclarations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont celle de son directeur général à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme en décembre 2017 ; la déclaration commune du Groupe indépendant des Experts en Médecine légale de 2016; la déclaration conjointe faite en 2015 par 12 agences onusiennes et  les conclusion du rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et du Comité des Nations Unies contre la Torture.

Les membres de ERC se réjouissent également les développements au niveau national visant à défendre la dignité humaine et à interdire la pratique des  examens anaux forcés. Ainsi, un arrêt de la Cour d’Appel du Kenya du mois de mars 2018 statuant que la soumission des hommes présumés homosexuels aux examens anaux forcés est contraire à la constitution. Des instances médicales du Liban, de la Tunisie et du Kenya ont critiqué aussi ces pratiques et ont insisté pour qu’il y soit mis fin.

Les membres de ERC appellent toutes les autorités publiques à mettre fin à cette pratique des examens anaux forcés sur la base de l’orientation sexuelle supposée ou l’identité de genre d’une personne. Les membres de ERC encouragent les Nations unies et d’autres institution internationales à apporter leur assistance technique afin d’aider les gouvernements à mettre fin à cette pratique inhumaine.

[Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Cap Vert, Chili, Danemark, Espagne,  Estonie, États-Unis d’Amérique, Finlande, France, Islande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Monténégro, Norvège,  Pays-Bas, Serbie, Slovénie, Suède, Suisse, Royaume Unis, Tchéquie, Uruguay].