OSCE

 
Qu'est-ce que l'OSCE ?

Quelques éléments de base

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a été créée en 1973 sous la dénomination « Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe » (CSCE). Une organisation européenne de sécurité était en discussion depuis les années 1950, mais la guerre froide a empêché tout progrès dans ce domaine, jusqu'à ce que les pourparlers débutent à Helsinki au mois de novembre 1972. Les recommandations de ces entretiens, « The Blue Book », ont constitué la base d'une conférence en trois étapes à Helsinki. Au cours de la troisième phase de la conférence (30 juillet et 1er août 1975), les accords d'Helsinki ont été signés par les 35 pays participants. Le 1er janvier 1995, après l'effondrement du communisme, la CSCE a été rebaptisée OSCE.

L'OSCE assure la sécurité d'une région géographique qui s'étend de Vancouver à Vladivostok. Elle compte aujourd'hui 57 États participants d'Amérique du Nord, d'Asie centrale et d'Europe. Elle est reconnue comme une organisation régionale au sens du chapitre VIII de la Charte des Nations Unies. Comme son nom l'indique, l'objectif de cette organisation internationale est d'assurer la sécurité par la coopération. L'OSCE se charge de l'ensemble du cycle des conflits : early warning, prévention des conflits, gestion des crises et reconstruction post-conflit.

 
Une définition large de la sécurité

Selon l'OSCE, la sécurité est un concept global (comprehensive security), dont les dimensions sont :

  • La dimension politico-militaire : les activités liées à cette dimension se concentrent sur les domaines suivants : police, contrôle des armes, gestion des frontières, lutte contre le terrorisme, prévention et résolution des conflits et réforme et coopération du secteur de la sécurité.
     
  • La dimension économique et environnementale : la prospérité économique étant essentielle pour la stabilité, l'OSCE concentre son attention sur la promotion d'un environnement économique sain dans les États participants. Le document stratégique de l'OSCE du mois de décembre 2003 sur la dimension économique et environnementale définit les thèmes principaux de cette dimension : « co-operation on economic good governance, sustainable development and environmental protection » (coopération en matière de bonne gouvernance économique, de développement durable et de protection de l'environnement). Les transports, la gestion des migrations, le changement climatique, la gestion des déchets dangereux et de l'eau, la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme sont également abordés.
     
  • La dimension humaine : dans le cadre de la troisième dimension, l'OSCE promeut le plein respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette dimension couvre, entre autres, la liberté d'expression, la liberté des médias, la sécurité des journalistes, la liberté d'association pacifique, l'État de droit - y compris la lutte contre la torture et la peine de mort -, la tolérance et la non-discrimination, les droits des minorités - y compris les Roms et les Sintis - et les élections.
     
  • L'Office for Democratic Institutions and Human Rights (ODIHR) (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH)) est le principal organe chargé de promouvoir les droits de l'homme et la démocratie au sein de l'OSCE. Afin de stimuler la transition démocratique, le BIDDH organise les missions internationales d'observation des élections de l'OSCE et mène des projets favorables au bon déroulement des élections.
     
  • Certains thèmes sont traités dans les trois dimensions et font donc l'objet d'une approche transversale (« cross-dimensional »). La migration, le genre, la jeunesse, la sécurité cybernétique/informatique et la traite des êtres humains sont les plus importants.

 
Activités

Les activités de l'OSCE ne se limitent pas aux réunions organisées à Vienne :

  • Missions sur le terrain : l'OSCE déploie environ 3 000 personnes pour 15 missions et activités sur le terrain. Elles sont actives en Europe de l'Est, en Europe du Sud-Est, dans le Caucase et en Asie centrale. Le personnel de l'OSCE travaille « sur le terrain » pour faciliter les processus politiques, prévenir ou résoudre les conflits et promouvoir la société civile et l'État de droit.
     
  • Missions d'observation des élections : conformément aux engagements de l'OSCE, les États participants doivent inviter l'Organisation à intervenir en qualité d'observateur des élections. Les principes de base auxquels les 57 États participants ont souscrit, sont les suivants : universalité, égalité, justice, confidentialité, liberté, transparence et responsabilité. Sur le terrain, les experts doivent suivre l'ensemble du processus électoral : organisation administrative, campagne politique, procédure de vote, couverture médiatique et questions relatives aux droits de l'homme.

 
La participation de la Belgique à l'OSCE

La Représentation permanente de la Belgique auprès de l'OSCE est hébergée dans le même bâtiment que l'Ambassade de Belgique, à l'instar de la Représentation permanente de la Belgique auprès des organisations internationales (ONU, Agence internationale de l'énergie atomique – « AIEA » et Comprehensive Test Ban Treaty Organisation – « CTBTO » (Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires – « OTICE ») à Vienne. Le Représentant permanent auprès de l'OSCE coopère avec une équipe de diplomates siégeant dans les différents organes de l'OSCE : le Conseil permanent, le Comité préparatoire, le Sous-comité des activités économiques et environnementales, etc.
 

Détachement

L'OSCE recrute du personnel pour 15 missions sur le terrain. Ces détachements sont effectués en vertu de contrats d'un an renouvelable. Chaque État est invité à proposer des candidats avant que le siège n'engage une procédure de sélection à Vienne.
 
Pour plus d'informations, voir :

Le site de l'OSCE