Mines antipersonnel - Convention d’Ottawa


La Convention

La  Convention d’Ottawa interdit la production et l’utilisation des mines antipersonnel. La Convention a été signée en 1997 et est entrée en vigueur deux ans après. Actuellement, la Convention compte 164 États parties, dont tous les États membres de l’Union européenne.

La convention a quatre objectifs fondamentaux :

  1. l’interdiction des mines antipersonnel,
  2. la destruction des stocks,
  3. le nettoyage des zones minées,
  4. l’assistance aux victimes.

 

Politique belge

La Belgique était en 1995 le premier pays à adopter une législation nationale interdisant les mines antipersonnel. Sur le plan international, la Belgique s'est engagée à mettre pleinement en œuvre la Convention d'Ottawa. SAR la princesse Astrid est Envoyée Spéciale pour l'universalisation. À ce titre, elle lance des appels aux autorités à travers le monde pour les convaincre d'adhérer à la Convention.

Le document  approche dans la lutte antimine (PDF, 989.55 Ko) décrit les principes de l’action belge

 

Financement belge de projets sur le terrain

La Belgique soutient l'utilisation de techniques innovantes pour la détection et l'élimination des mines. Deux projets extraordinaires ont reçu des prix en 2020: Odyssey 2025 et Apopo.

Le project Odyssey 2025 de Humanity & Inclusion (HI) a reçu le prix ‘Horizon for Affordable High-Tech on Humanitarian Aid’ de l’UE. En déployant des drones pour localiser des mines, la durée des opérations de déminage est considérablement réduite et les coûts sont diminués. Les démineurs peuvent ainsi travailler de manière plus sûre et plus ciblée

Man bestuurt drone
© HI
 

L’organisation belge pionnière  Apopo a introduit le rats géant africain comme outil pour la détection des mines antipersonnel. La PDSA Gold Medal a été accordée à l’un de ces HeroRATS. Magawa a reçu ce prix pour son travail dans les opérations de déminage d’Apopo au Cambodge.

Rat   
© Apopo
 

Fin 2020, la Belgique a également accordé un financement à Apopo pour ses travaux de déminage en Angola, où la présence de mines terrestres continue à représenter un obstacle à la normalisation de la vie.

Apopo
© Apopo
 

La Belgique a attribué 2 millions d'euros fin 2019 et 2 millions d’euros supplémentaires fin 2020 à UNMAS (UN Mine Action Service) pour ses programmes en Irak et en Syrie. Ce soutien s'inscrit dans l'engagement de la Belgique à stabiliser les zones qui ont été reprises au groupe terroriste Daesh. La contamination à grande échelle du territoire par des mines antipersonnel improvisées empêche le retour en toute sécurité des réfugiés, la culture des terres, la restauration des infrastructures et le redémarrage des activités économiques. En Irak, UNMAS utilise le financement belge pour, entre autres, le déminage dans la région du Sinjar, où l'Etat islamique a commis des massacres contre la population yézidie et mené une campagne systématique de violence sexuelle contre les femmes. UNMAS utilise des équipes de déminage mixtes, composées à la fois de femmes et d'hommes, yézidis et musulmans.

UNMAS Syrië   UNMAS Irak
© UNMAS
 

En Iraq, la Belgique finance en 2021 aussi le programme de Halo Trust dans la province de Salah-al-Din, où les besoins humanitaires sont particulièrement importants. Les efforts en termes de déminage dans cette région stratégique apportent une contribution significative à la reconstruction et à la stabilisation du pays.

Halo Trust Irak
© HALO Trust