Armes biologiques


Cadre général

Les armes biologiques répandent des agents biologiques, plus précisément des bactéries, des virus ou des toxines. Elles utilisent des organismes vivants pour disperser des maladies qui peuvent entraîner à la mort.

La Convention sur les Armes Biologiques (BTWC/CABT), entrée en vigueur en 1975, interdit la fabrication et le stockage des armes biologiques ou à toxines. La Convention ne dispose pas d’un régime de vérification, contrairement à la Convention sur les Armes Chimiques. Le fait qu’aucun État au monde ne déclare posséder des armes biologiques démontre déjà la portée normative de ce traité multilatéral.

 

Politique belge

La Belgique a signé la Convention en 1972 et l’a ratifiée en 1979. Nos efforts portent sur les objectifs suivants:

  • soutenir l’élaboration d'une norme industrielle internationale dans le domaine de la biosécurité et de la biosûreté, en étroite concertation avec l'industrie et les associations professionnelles concernées. Cela afin de réduire les risques que des agents biologiques dangereux ne tombent entre de mauvaises mains;
  • prôner un contrôle effectif des exportations de biens à double usage (i.e. susceptibles d’avoir une utilisation tant civile que militaire) dans le domaine biologique;
  • promouvoir la coopération internationale dans l’application de la Convention. À cette fin, les pays du Benelux ont organisé une évaluation par les pairs (peer review) dont les résultats ont été partagés avec les autres États parties;
  • renforcer la norme contre les armes biologiques. Dans cette optique, la Belgique a réussi à faire approuver fin 2017 un amendement du Statut de Rome, qui régit la Cour pénale internationale (CPI), pour que celui-ci qualifie de crime de guerre l’utilisation d’armes biologiques. Vous pouvez lisez ce comminqué de presse pour en savoir plus.