Menaces hybrides

 

Au cours des dernières années, la Belgique ainsi que l’UE et l’OTAN, se sont vues confrontées à un nombre important de nouvelles menaces dites « hybrides » en interne, ainsi que dans leur voisinage. Comme menaces hybrides on peut citer, entre autres, les attaques cyber, l’ingérence dans des processus électoraux, la désinformation, l’usage des armes chimiques (p.e. Salisbury), le terrorisme, l’usage de pression économique/financière.

La Belgique est engagée tant au niveau national qu’européen, et de l’OTAN dans le cadre d’une approche globale de la sécurité en travaillant de manière stratégique, coordonnée et cohérente dans l'ensemble des domaines d'action pertinents. Aussi, afin de faire face à ces défis, les Etats membres de l’UE sont encouragés à se focaliser sur la préparation du secteur civil afin d’augmenter leur résilience nationale.

La Direction Dossiers politico-militaires et menaces hybrides M1 en charge du suivi de cette thématique assure la coordination de la position belge au sein des différents groupes de travail nationaux, européens et de l’OTAN. La direction M1 est aussi impliquée dans la préparation des travaux du groupe horizontal sur les menaces hybrides au Conseil de l’UE ainsi que dans les exercices européens et de l’OTAN en matière de lutte contre les menaces hybrides et le renforcement de la résilience. La lutte contre la désinformation faisant partie intégrante de ces menaces, la Direction M1 assure également le suivi des engagements européens de la Belgique dans ce domaine. La Belgique a dans ce contexte désigné son point de contact officiel pour le « système d’alerte rapide » contre la désinformation (Centre de Crise du SPF Intérieur) qui constitue une plateforme de partage des données et des informations sur les attaques et les campagnes de désinformation mise en en œuvre dans le cadre du plan d’action européen de lutte contre la désinformation.

Dans ce domaine, la Belgique participe activement aux deux groupes de travail horizontaux du Conseil de l’UE : 1) Groupe de travail sur l’amélioration de la résilience et la lutte contre les menaces hybrides ainsi que 2) groupe de travail sur les questions cyber.

Aux côtés des efforts des Etats membres, l’UE et l’OTAN se sont également engagées dans une coopération étroite et constructive. Depuis 2017, l’UE et l’OTAN ont créé conjointement le Centre européen d’excellence sur la lutte contre les menaces hybrides (European Centre of Excellence for Countering Hybrid Threats) qui a pour objectif d’aider les États et les institutions participantes à comprendre et à se défendre contre les menaces hybrides. Depuis l’été 2018, l’OTAN a également mis sur pied des équipes de soutien contre les activités hybrides, qui fournissent une assistance ciblée et adaptée aux Alliés à leur demande, pour se préparer et réagir aux activités hybrides.

 
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