Lutte contre le terrorisme

 
Une approche globale et inclusive

La Belgique soutient et promeut une approche globale et inclusive du terrorisme et accorde une grande importance à l’équilibre entre les aspects préventifs, y compris la réhabilitation, et répressifs. Cette approche nécessite une étroite coopération et coordination entre les différents acteurs, domaines politiques  et niveaux de pouvoirs depuis le fédéral jusqu’au local. Cette approche inclusive (« whole of government ») est coordonnée par l’Organe de Coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) et rassemble de nombreux partenaires pour traiter le phénomène dans sa globalité, notamment les SPF Affaires étrangères, Intérieur, Justice, Finances et Défense ainsi que les services de renseignements, la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), la police fédérale et locale, les parquets, les Régions et Communautés, et les communes.

Ces institutions s’engagent dans des objectifs communs : protéger les citoyens et les infrastructures contre les attaques terroristes; lutter contre la radicalisation et l'extrémisme violent; démanteler les réseaux terroristes et lutter contre le financement de ces réseaux; poursuivre, punir et réinsérer dans la société les auteurs d’infractions terroristes, soutenir les victimes du terrorisme.

Une approche efficace du terrorisme nécessite non seulement une coordination interne mais aussi une bonne coopération internationale. Le réseau des postes diplomatiques et consulaires belges joue un rôle important en fournissant les informations pertinentes sur l'évolution mondiale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le suivi de la coopération avec les partenaires internationaux.

 
Politique nationale

Afin de prévenir la radicalisation et l'extrémisme violent, un « Plan d'action Radicalisme » (Plan R) a été élaboré en 2005 et révisé en 2015. Le résumé est disponible en ligne. Les taskforces locales élaborent des trajets individualisés en coordination avec une taskforce nationale. La Région bruxelloise, les communautés flamande (disponible ici) et française (ici) ont fait valoir des plans d'action propres, mis en œuvre en coordination avec le Plan R. Des plans d’action spécifiques ont été établis pour combattre la radicalisation dans les prisons et pour lutter contre l'extrémisme violent dans la zone du canal de Bruxelles.

Récemment, la lutte contre le terrorisme au niveau national a été renforcée. En 2015, le gouvernement fédéral a annoncé un ensemble de mesures antiterroristes. En 2017, 28 mesures de sécurité supplémentaires ont été prises. En 2015, le Conseil national de sécurité a également été mis en place. Il s’agit d’un organe en charge de la coordination entre les services compétents et de la définition des priorités générales.

L'approche générale de la radicalisation, de l'extrémisme violent et du terrorisme est décrite dans la note-cadre de Sécurité intégrale fédérale et dans le plan national de sécurité.

 
Coopération internationale

La Belgique participe activement à la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme aux niveaux européen et international. Au sein du SPF Affaires étrangères, la Direction générales pour les affaires multilatérales et la mondialisation coordonne la contribution belge à cette coopération internationale y compris les positions prises par la Belgique dans ce domaine et la communication s’y référant, veille à ce que la Belgique respecte ses obligations internationales, et assure, sur demande, le compte-rendu aux autorités compétentes dans les organisations internationales.

Au sein de l'Union européenne, la Belgique travaille en étroite collaboration avec les autres États membres et les institutions de l'UE. Une ligne directrice importante est la stratégie de lutte contre le terrorisme approuvée par le Conseil de l'UE en 2005. Vous trouverez plus d’information à ce sujet ici. Après les attentats dans les bureaux de Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015, les chefs d’État et de gouvernement ont adopté le 12 février 2015 une déclaration sur l'approche globale européenne du terrorisme et de la radicalisation. La déclaration prévoit des mesures regroupées sous trois chapitres, à savoir la garantie de la sécurité des citoyens, la prévention de la radicalisation et la sauvegarde des valeurs et de la coopération avec les partenaires internationaux. D’importants efforts ont été fournis ces deux dernières années afin de mettre en œuvre ces mesures.

La Belgique est membre de la Coalition mondiale contre Daesh, avec plus de 80 pays de tous les continents. La Belgique est un membre actif des 5 groupes de travail. Nos forces armées participent à des opérations militaires. La Belgique est également engagée dans les groupes de travail « Foreign Terrorist Fighters » et « Counter Financing », et contribue aux activités de stabilisation de la Coalition, que ce soit par les moyens militaires mis à disposition ou grâce à un soutien financier pour la stabilisation en Syrie et en Irak.

La Belgique attache une grande importance à la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme dans le cadre de l'ONU et en a fait une des priorités de son mandat en tant que membre non-permanent du Conseil de Sécurité (2019- 2020). Elle participe activement à la stratégie mondiale de lutte contre le terrorisme et à la mise en œuvre des résolutions pertinentes. Elle a ratifié la plupart des conventions de l’ONU contre le terrorisme et soutient différentes activités et projets comme le plan d'action du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention de l'extrémisme violent et les initiatives de l’UNODC Terrorism Prevention Branch, du Counter Terrorism Committee du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que sa Direction exécutive (DECT).