Prévenir la famine en Haïti touché par le COVID-19


Publié le 22 julliet 2020
 

 Femme haïtienne avec du sable
© FAO

La Belgique fait don de 476 000  euros pour venir en aide à 1 800 ménages vulnérables en Haïti.

En raison d’un contexte de fragilité économique et de tensions socio-politiques aggravé par divers chocs tels que des catastrophes naturelles, des épidémies et des déplacements de populations, beaucoup d’Haïtiens vivent dans une pauvreté et une vulnérabilité extrêmes. Une analyse conduite en octobre 2019 prévoyait déjà que 4,1 millions de personnes se trouveraient en situation d’insécurité alimentaire extrême entre mars et juillet 2020.

La pandémie de COVID-19 noircit encore le tableau. Les mesures de lutte contre la propagation de la maladie réduisent la disponibilité alimentaire. Comme les agriculteurs produisent et vendent moins, leurs revenus baissent.

En outre, Haïti se situe dans une zone de plus en plus touchée par les cyclones. Entre juin et novembre, le pays peut s’attendre à l’arrivée d’un nouveau cyclone.

La Belgique a fait don de 476 000 euros pour venir en aide dans un premier temps à 1000 ménages vulnérables par l’intermédiaire du SFERA, un fonds d’urgence de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Dans 60 % de ces familles, une femme est chef de ménage.

Outre l’accès à des semences maraîchères et à du matériel agricole, les ménages sélectionnés bénéficient d’un appui technique à la production et à la vente de légumes. Par ailleurs, les familles reçoivent systématiquement 85 euros, une somme suffisante pour s’approvisionner en nourriture durant un mois dont elles peuvent disposer sans conditions.

Le projet prévoit également une assistance supplémentaire à 800 ménages susceptibles d’être touchés par un cyclone. En l’absence d’activité cyclonique cette année, l’argent sera attribué à d’autres ménages vulnérables.

La FAO saisira l’occasion pour sensibiliser les bénéficiaires aux mesures de lutte contre la propagation du COVID-19, notamment en collaboration avec les radios communautaires rurales. Des données relatives à l’impact du COVID-19 sur la sécurité alimentaire seront également collectées.