Des systèmes de santé fiables pour lutter contre la pandémie de COVID-19

 

Publié le 31 juillet 2020


Une femme avec des médicaments
© Enabel/Sam Deckers 
 

La Belgique tient à venir en aide aux pays vulnérables pour contenir la pandémie de COVID-19. Notre pays veut donc s'engager à mettre en place des systèmes de santé solides, sans perdre de vue l'impact du genre, de l'environnement, de l'alimentation, des installations sanitaires et de la protection sociale.

La pandémie de COVID-19 met à rude épreuve les systèmes de santé des pays en développement qui souffrent souvent déjà d'un manque de personnel, d'équipement et de financement adéquats en temps normal. Ils sont souvent incapables de faire face à un afflux de patients atteints du COVID-19.

Cependant, d'autres actions nécessaires ne sont pas toujours faciles à mener : identifier et isoler rapidement les cas confirmés, assurer le suivi et la mise en quarantaine des contacts et communiquer clairement sur les mesures de précaution.


Contrôle des boîtes
L'objectif premier de la Belgique est de répondre aux besoins immédiats
des pays partenaires.
© Enabel

Besoins immédiats et soins de santé solides

La Coopération belge au Développement veut donc s'assurer de soutenir au mieux les systèmes de santé nationaux des pays où elle est active. Dans cette optique, elle intervient en répondant aux besoins immédiats. Par exemple, l'Agence belge de développement (Enabel) a fourni des masques dans un certain nombre de pays partenaires, en plus des kits de lavage des mains, des ambulances et des kits de test pour les laboratoires. Enabel a également soutenu le gouvernement nigérian dans la coordination d'un plan d'intervention national.

Les systèmes de santé recevront également une aide. Telle a toujours été l'approche de la Coopération belge au Développement : ne pas se concentrer sur des maladies spécifiques, mais aider à construire des systèmes de santé fiables, capables de relever eux-mêmes tous les défis sanitaires.
 

 

L'école avec le robinet
Une bonne hygiène n'est pas possible sans accès à de l'eau propre.
Sur la photo : un projet d'Enabel en Tanzanie.
© Enabel/Sala Lewis​

Contexte plus large

En outre, la Belgique place les soins de santé dans un contexte plus large. En effet, les femmes et les filles bénéficient d'une attention particulière. Même pendant une pandémie, elles ont un grand besoin de services dans le domaine de la santé et des droits sexuels et reproductifs : planification familiale, suivi de grossesse et avortement. Elles sont également souvent victimes de violences sexuelles.

Le concept « One Health » signifie que la santé humaine est étroitement liée à celle des animaux et de la nature en général. Les soins de santé doivent donc également tenir compte des interactions avec l’environnement.

L’alimentation joue également un rôle essentiel pour la santé. Une personne sous-alimentée résiste moins bien aux maladies infectieuses. Or, la pandémie de COVID-19 complique davantage l'accès à la nourriture pour de nombreuses personnes vulnérables.

L'hygiène des mains est une mesure efficace pour prévenir la propagation d'une pandémie. De ce fait, des soins de santé adéquats ne peuvent se concevoir indépendamment d'un accès aisé à l'eau potable et aux installations sanitaires.

Enfin, la protection sociale peut contribuer à garantir l'accès des personnes aux soins de santé. Cette protection peut prendre la forme de diverses aides au revenu et de crédits.
 

Recherche et cohérence internationale

La Belgique veut également investir dans des recherches de tous types, comme un vaccin contre le COVID-19 et des kits de diagnostic rapide. Nous disposons d'une grande expertise dans ce domaine, tant au niveau des institutions académiques que des entreprises.

Notre pays a également fait don de 5 millions d'euros à la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations – CEPI) : une plateforme d'acteurs privés et publics qui collaborent pour développer plus rapidement des vaccins. Il est par ailleurs essentiel de rendre un éventuel vaccin accessible à tous.

Dans toutes ses actions, la Belgique se joint à la communauté internationale : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les soins de santé et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies pour l'aide humanitaire. Après tout, seule une approche coordonnée peut être suffisamment efficace pour atténuer la pandémie actuelle. La cohérence entre le développement, l'aide humanitaire et la paix mérite également plus d’attention.

 

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