Les droits de l'enfant demeurent au centre des préoccupations


Publié le 27 novembre 2020
 

Des enfants vietnamiens
© Shutterstock 
 

Les droits de l'enfant sont un fer de lance de la politique intérieure et extérieure de la Belgique.

Les enfants sont notre avenir. Pouvoir grandir dans un environnement harmonieux constitue une base solide pour la vie adulte.
 

Convention relative aux droits de l'enfant

C'est pourquoi les Nations Unies ont déjà déclaré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) que les enfants ont droit à une attention et une assistance particulières. En 1989, la Convention relative aux droits de l'enfant l'a formulé de manière beaucoup plus détaillée. Les enfants - jusqu'à l'âge de 18 ans - jouissent explicitement d'une série de droits. Pensez au droit à l'identité, à la vie et au développement, à la liberté d'expression et de religion... L'enfance doit être une période protégée au cours de laquelle les enfants peuvent grandir, apprendre, jouer, se développer et s'épanouir dans la dignité.

Tous les États membres des Nations Unies (à l'exception des États-Unis) ont ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant, ce qui en fait la convention la plus largement ratifiée. Elle a ensuite été complétée par trois « protocoles facultatifs », dont « l’implication d’enfants dans les conflits armés » et « la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants ».

Pendant l'actuelle pandémie de COVID, les enfants doivent supporter un fardeau supplémentaire, en particulier dans les pays et les quartiers les plus pauvres. En effet, la fermeture des écoles n'a pas seulement un impact négatif sur l'apprentissage. Dans les pays pauvres, les enfants ont également moins accès à la nourriture car les cantines scolaires ne sont plus disponibles. Les soins de santé et le soutien psychosocial aux enfants en pâtissent également.
 

Les droits de l'enfant en Belgique

Les droits de l'enfant sont extrêmement importants pour la Belgique. En tant que partie à la Convention des Nations Unies et à ses protocoles, notre pays soumet tous les cinq ans un rapport sur l'application interne de la Convention au Comité des droits de l'enfant des Nations Unies. Ce comité formule un certain nombre de points d'amélioration. La dernière fois - en 2019 - les thèmes suivants étaient évoqués : les enfants handicapés, la santé mentale, l'éducation, la pauvreté des enfants et les enfants en situation de migration ainsi que l'administration de la justice.
 

Le roi Philip
Le Roi Philippe s'adresse au Conseil de sécurité des Nations unies
sur les enfants et les conflits armés (Présidence belge, février 2020).

©UN Photo/Eskinder Debebe
 

Les droits de l'enfant dans la politique étrangère

Les droits de l'enfant sont également au cœur de la politique étrangère. Par exemple, la Belgique contribue à la mise en œuvre des « orientations de l'UE pour la promotion et la protection des droits de l'enfant ». L'objectif principal est de « n’abandonner aucun enfant à son sort », en parfaite conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.

La Coopération belge au Développement attache également une grande importance aux droits de l'enfant. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) est un partenaire important à cet égard. Notre pays a alloué à l'UNICEF, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), entre autres 8 millions d'euros, répartis sur 4 ans (2018-2021), pour la lutte contre les mariages des enfants.

Tant à l'Assemblée générale des Nations Unies (New York) qu'au Conseil des droits de l'homme (Genève), la Belgique a pris l'initiative en 2020 de faire une déclaration commune à l'occasion du 20e anniversaire de deux protocoles facultatifs. Objectif : attirer l'attention constante portée à la lutte contre toutes les formes de maltraitance des enfants, en particulier pendant cette crise du corona. Plus de 50 pays ont adhéré à la déclaration.

Notre pays est également un président actif du groupe de travail sur les enfants et les conflits armés (CAAC) au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il y a lancé des lignes directrices pratiques pour l'intégration de clauses de protection de l'enfance dans les processus de paix. Outre son appartenance temporaire au Conseil de sécurité, la Belgique est également coprésidente du Group of Friends CAAC à Genève (avec l'Uruguay) et au Mali (avec le Niger).

À l'initiative de l'Argentine, 2021 sera une Année internationale pour l'éradication du travail des enfants. Le travail des enfants sous toutes ses formes doit disparaître d'ici 2025. La Belgique a pleinement soutenu la résolution. Cette année encore, la Convention sur les pires formes de travail des enfants de l'Organisation internationale du travail (OIT) a été universellement ratifiée. Elle montre la forte motivation de tous les États membres de l'OIT à mettre fin au travail des enfants.

Dans la mesure du possible, la Belgique continuera à œuvrer pour un monde dans lequel chaque enfant pourra grandir dans la sécurité, la dignité et la sûreté.

 

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