Autres dossiers environnement

 

Les traités multilatéraux en matière d'environnement constituent l'instrument clé pour protéger l'environnement sur le plan mondial. Ces traités doivent notamment assurer la protection de la biodiversité et des écosystèmes, lutter contre la pollution des eaux de surface et de l'atmosphère, donner le coup d'arrêt aux changements climatiques provoqués par certains gaz à effet de serre et limiter à un minimum l'impact des produits chimiques et des déchets sur l'environnement.

Au niveau mondial, la Belgique appuie activement le renforcement du rôle du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Aujourd’hui déjà, sa réunion ministérielle (Global Ministerial Environment Forum) joue un rôle certain d’organe moteur d’un point de vue politique sur le plan environnemental au sein des NU. Le nombre croissant de conventions relatives à l'environnement et les nouveaux défis pour l'environnement au niveau mondial exigent une gestion politique et une coordination de plus en plus poussées, coordination également nécessaire avec les activités du PNUE et celles des différentes agences spécialisées des Nations Unies. Cet objectif fait ressentir combien il est urgent de voir la politique internationale en matière d'environnement conduite à un haut niveau. La Belgique est un important donateur du PNUE.

La Belgique participe aux pourparlers en vue de la création éventuelle d'une Organisation des Nations Unies pour l'Environnement (ONUE). La Belgique est favorable à la création à terme d'une telle organisation, à condition que cela se fasse graduellement, en s'appuyant sur l'actuel PNUE tout en le renforçant et que les ambitions normatives, mais avant tout les éventuelles ambitions opérationnelles de l'ONUE sur le terrain, fassent l'objet d'une coordination adéquate avec les autres acteurs des NU. En attendant, il importe que la politique environnementale internationale se renforce à court terme par le biais de mesures, telles une synergie accrue entre les traités environnementaux ou des assises scientifiques plus poussées des options politiques.

Pour la Belgique, le processus Un environnement pour l'Europe est le forum par excellence pour entamer avec les pays d'Europe orientale, du Caucase et de l'Asie centrale qui resteront hors de l'UE élargie, un dialogue sur l'élaboration d'un certain nombre d'instruments politiques tels que des conventions et des études d'impact paneuropéennes en matière d'environnement, qui devront contribuer à l'intégration d'une composante environnementale dans les différents secteurs de la politique de ces pays. Une cinquantaine de pays participent à ce forum paneuropéen de l'environnement. La conférence quadriennale des ministres s'est tenue à Belgrade, en octobre 2007, dans le cadre de ce processus paneuropéen de l'environnement. La prochaine conférence aura lieu en 2011 au Kazakhstan.

Un des thèmes de cette conférence est le Programme environnement et sécurité, initiative conjointe du PNUE, du PNUD, de l'OTAN et de l'OSCE au sein de laquelle des conflits potentiels en matière d'environnement sur, par ex., l'eau ou une pollution transfrontière peuvent être désamorcés suffisamment tôt ou dans laquelle la coopération à l'environnement des parties en conflit contribue à une meilleure compréhension. Les Affaires étrangères ont apporté leur soutien à différents projets ENVSEC, notamment à un projet relatif à la Save, un affluent du Danube, réunissant différents pays de l'ex-Yougoslavie ou à un projet d'évacuation de déchets chimiques dangereux en Moldavie, qui constituent un danger pour la région.

Pour de plus amples informations :