High Level meeting on Mali and Sahel: verklaring Didier Reynders

HIGH LEVEL MEETING ON MALI AND SAHEL

NEW YORK | MERCREDI 26 SEPTEMBRE | 15H30 - 18H00

Statement H.E. Didier Reynders, Deputy Prime Minister and Minister of Foreign Affairs and European Affairs.

Video
(1:23:22 - 1:26:00)

 
Merci monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

La Belgique se réjouit que l’élection présidentielle au Mali ait pu se tenir dans le calme. Elle félicite le Président Ibrahim Boubacar Keïta pour sa réélection et est heureuse de pouvoir continuer avec lui sa coopération en faveur de la paix, la stabilité et la reconstruction du Mali.

Au lendemain de cette élection, le Mali a une responsabilité particulière vis-à-vis de la région : mettre en œuvre de manière résolue et définitive l’Accord de paix qui doit conduire à la réconciliation du pays.

C’est en effet de la réconciliation au Mali, du rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, dans le respect des particularités et de la dignité de chacun, que viendront la paix sans laquelle la région ne pourra se stabiliser durablement. 

Cette réconciliation et cette stabilité, le Mali les doit à ses voisins, eux aussi durement touchés par la crise sahélienne qui embrase aujourd’hui toute une région.

La résolution 2423 du Conseil de sécurité nous montre la voie. Elle nous montre également que la patience de la communauté internationale ne peut être considérée comme illimitée. Qu’on en tienne compte. 

La Belgique a fortement investi dans la région. Comme l’Union européenne, la Belgique a investi dans une approche globale et intégrée, qui allie efforts de développement, coopération militaire et engagement diplomatique.

Les opérations militaires et sécuritaires restent aujourd’hui nécessaires au Mali mais si elles permettent, peut-être un jour, de gagner la guerre contre les terroristes, elles ne permettent pas de gagner la paix. Pour gagner la paix et garantir une stabilité durable pour la région, il faudra surtout associer les populations – en particulier dans les zones frontalières – et les convaincre que l’engagement pour la paix c’est aussi le retour de l’Etat de droit, des services de base, de la justice et la fin de l’impunité.

La Force Conjointe du G5 Sahel doit donc faire des populations des alliés. Elle doit respecter les droits humains des populations. Elle doit développer sa composante civile : contribuer au retour de l’administration et d’une vie normale.

Nous restons prêt à contribuer aux efforts d’établissement et de renforcement  de cette force comme nous l’avons fait par le passé pour des opérations de l’UE ou des NU dans la région, et en particulier au Mali. Notre espoir est de voir du progrès dans le respect de l’accords de paix.