Liban

Carte Liban

 

Dernière mise à jour

Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, les autorités locales ont pris les décisions suivantes en date du 11/03/2020 :

  1. Suspension de tous les déplacements (aériens, terrestres et maritimes) de/vers les pays suivants : Italie, Corée du Sud, Iran, Chine (Hong Kong, Macao, Taïwan) et ce pour une semaine à partir de la date de la publication de cette décision.
  2. Interdiction d’entrée pour tous les voyageurs arrivant des pays où le coronavirus se propage de façon importante: la France, l’Egypte, la Syrie, l’Irak, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, que ce soit par voie maritime, aérienne ou terrestre, à l’exception des citoyens libanais, des familles des citoyens libanais qui n’ont pas encore eu la nationalité libanaise ou un titre de séjour au Liban, les membres des Missions diplomatiques accréditées au Liban et les Organisations Internationales ainsi que les membres de la FINUL. Les voyageurs qui font partie des catégories susmentionnées ont un délai de 4 jours pour retourner au Liban. A l’issue de ce délai, ils devront se mettre en contact avec les Consulats et Ambassades du Liban établis dans le pays où ils se trouvent. La liste des pays visés au point 2 est susceptible d’être adaptée en cas de besoin.

Il est fortement recommandé aux voyageurs qui arrivent des pays mentionnés ci-dessus et qui ne présentent pas de symptômes lors de leur arrivée de respecter une quarantaine à domicile de quatorze jours. Si des symptômes apparaissent durant cette période, il est recommandé de contacter le ministère de la santé.

Les administrations publiques et municipalités assurent un service minimum. Tous les lieux publics et privés, comme les écoles et universités, les cafés, les restaurants, les centres commerciaux, les stations de ski,  les sites touristiques, les centres balnéaires, les cinémas, les musées et les sites archéologiques  sont actuellement fermés. Les autorités libanaises sont actuellement en mesure de réagir adéquatement face à l’épidémie et le nombre de cas positifs n’a pas encore créé de saturation du réseau hospitalier.

Des émeutes se produisent à Beyrouth et dans plusieurs autres villes depuis le 17 octobre 2019. Des manifestants protestant contre la situation économique du pays bloquent des routes et des incidents violents ont été signalés. La plus grande vigilance est recommandée. Tenez-vous informé de l’évolution de la situation locale via les medias et suivez les consignes des autorités. Evitez la proximité des manifestations et des rassemblements de foule.

Depuis le 18 octobre 2019, l’ambassade se trouve dans une zone sensible. Préalablement à tout rendez-vous, les visiteurs sont invités à contacter l’ambassade par téléphone et à s’assurer qu’il est possible de rejoindre le bâtiment.

Une vigilance accrue est recommandée dans le contexte de l’intervention de la coalition internationale contre Daech. Les voyageurs sont priés de prendre connaissance du message publié sur la page d’accueil (http://diplomatie.belgium.be/fr/).

Les voyages non-essentiels dans certaines zones du Liban sont déconseillés (voir Recommandations). Il est recommandé de suivre les règles de sécurité spécifiques mentionnées ci-dessous pour une visite dans le pays.

Tous les voyages vers la zone frontalière avec la Syrie sont déconseillés.

Suite aux derniers événements en Syrie, les autorités belges suivent de près la situation dans les pays avoisinants. Au vu des éventuels développements, les Belges résidant dans la région ou de passage sont invités à consulter régulièrement les présents conseils aux voyageurs.

Afin de nous permettre d’organiser au mieux l’assistance consulaire, nous vous conseillons d’enregistrer votre voyage via https://travellersonline.diplomatie.be
 

 
Travellers Online

 

Description

Algemene veiligheid

Sécurité générale

Le pays subit les conséquences des événements régionaux. Le contexte sécuritaire peut se détériorer rapidement. Les situations sont cependant très variables d’une région à l’autre. Certaines zones présentent des risques particuliers, d’autres restent relativement calmes.

Les événements en Syrie ont des répercussions négatives au Liban. Le Hezbollah a reconnu participer au conflit en Syrie, ce qui a entraîné des manifestations et des actions de protestation chez les partisans des rebelles. L’armée syrienne a effectué plusieurs brèves incursions dans la zone frontalière avec le Liban, qui ont fait des victimes. Jusqu'en 2017, la présence de groupes djihadistes comme Jabhat Fateh al-Sham, Daech et leurs affiliés était signalée sur le territoire libanais, causant de fréquents incidents de sécurité (attaques contre des objectifs militaires, attentats à la bombe). Plus d’un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban surtout au nord (Akkar, Wadi Khaled, Tripoli) et dans la plaine de la Bekaa (Baalbeck, Ersal).

Il existe une menace terroriste au Liban.

En effet, plusieurs graves attentats ont eu lieu ces dernières années à Beyrouth, Tripoli, Ersal et Hermel. Depuis l’attentat à Beyrouth qui a coûté la vie au chef de la sécurité intérieure en octobre 2012, la situation sécuritaire s'est dégradée, et plus particulièrement depuis août 2013 avec une série d’attentats terroristes (voitures piégées, attentats suicides). D'août 2014 à septembre 2017, de violents combats entre l'armée libanaise et des milices djihadistes ont également lieu dans certaines parties du Liban (frontière syrienne, Ersal, Tripoli et ses environs).

La banlieue sud de Beyrouth ainsi que les camps de réfugiés palestiniens et leurs alentours, constituent des zones qui échappent partiellement au contrôle effectif des autorités libanaises. L'accès aux camps de réfugiés palestiniens n'est en principe pas permis par les services de sécurité libanais.

En période de tensions, ainsi qu'en cas de pluie battante, la route de l’aéroport qui se situe au sud de Beyrouth est régulièrement bloquée, rendant l’accès à l’aéroport aléatoire.

Une attention particulière doit également être prêtée au fait qu'il subsiste des mines et des engins non explosés sur le territoire libanais, surtout au sud du pays.

 
Beyrouth

Des manifestations et des heurts entre manifestants et forces de l'ordre se produisent parfois dans le centre de Beyrouth, notamment sur la place Riad el-Solh, non loin de l'ambassade de Belgique. Si des manifestations se produisent, la plus grande prudence sera dès lors requise quand vous vous rendrez à l'ambassade.

Il est, de manière générale, recommandé d'éviter les rassemblements publics et les manifestations.

L'accès à certaines parties de Beyrouth, surtout dans les quartiers sud, est contrôlé par les services de sécurité libanais ( checkpoints).

Il convient également d'être très vigilant sur la route entre Beyrouth et la plaine de la Bekaa.

 
Reste du pays


Tripoli
En raison d’incidents sécuritaires continuels (dans les quartiers Bab Al-Tebbaneh et Jabal Mohsen), la ville est placée depuis le 2 décembre 2013 sous le contrôle de l’armée. Des incidents avec tirs d'armes à feu sont occasionnellement rapportés, souvent suite à des querelles personnelles.

Saïda
A Saïda, de violents affrontements ont eu lieu fin juin 2013 entre des opposants (sunnites) au Hezbollah et l’armée à Abra (banlieue est de Saïda), causant plusieurs morts et blessés.

Frontière Liban-Israël
Le Liban et Israël sont toujours officiellement en état de guerre. Bien que la situation sécuritaire dans la zone frontalière soit pour l’instant relativement stable, une dégradation soudaine est toujours possible. Des tirs de roquettes ont ainsi eu lieu en janvier 2015 sur la frontière libano-israélienne, qui ont causé la mort de plusieurs personnes dont, du côté libanais, un soldat de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). La zone située au sud de la rivière Litani, où opère la FINUL est une zone militaire.

Frontière Liban-Syrie
La zone frontalière avec la Syrie ainsi que la ville d'Ersal et ses environs ont été le théâtre d’incidents sécuritaires fréquents. Plusieurs attentats et attaques terroristes ont eu lieu entre 2014 et 2017. 

Recommandations

Il est recommandé:

  • d’éviter absolument toute la zone frontalière entre le Liban et la Syrie et plus particulièrement, Hermel, Ersal (plaine de la Bekaa nord-est) et les zones avoisinantes au vu des nombreux incidents sécuritaires;
  • d'être particulièrement vigilant à Tripoli, en particulier les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen en raison de tirs fréquents.
  • d'éviter la région sud du Liban (au sud du fleuve Litani), qui est la zone d’opération de la FINUL. Les personnes qui souhaitent néanmoins s’y rendre prennent cette décision à leurs risques et périls. Ils doivent obtenir une autorisation spéciale auprès du Bureau de l’armée libanaise à Saïda. Aucune autorisation n’est requise pour se rendre à Tyr, où une vigilance accrue est toutefois de mise ;
  • d’éviter la banlieue sud de Beyrouth, et de s’assurer à l’avance que la route conduisant à l’aéroport peut être empruntée ;
  • d’éviter les zones limitrophes des camps de réfugiés palestiniens et de ne pas y prendre de photos. Il est rappelé que l’accès à ces camps n'est en principe pas permis par les autorités libanaises ;
  • dans la plaine de la Bekaa, de ne pas s’écarter des routes principales en raison des risques d’enlèvement. Aux voyageurs qui veulent visiter le site de Baalbek et d’Anjar, il est conseillé de ne pas entreprendre cette excursion individuellement.


Il est également recommandé:

  • d'enregistrer son voyage sur www.travellersonline.diplomatie.be;
  • de se tenir informé des développements politiques nationaux et régionaux avant et pendant son voyage ;
  • de suivre scrupuleusement les consignes de sécurité des autorités locales ;
  • d’éviter les rassemblements publics et les manifestations ;
  • de ne pas photographier les installations militaires, les sites gardés par les militaires ou les forces de sécurité, l’aéroport, les camps de réfugiés ou plus généralement toute personne sans son consentement préalable ;
  • de faire preuve de vigilance dans les lieux publics ( cafés, restaurants, centres commerciaux, transports en commun...);
  • de ne pas s'écarter des routes asphaltées (des mines et des munitions non explosées subsistent);
  • de garder à l’esprit que la consommation ou la simple possession de quelques grammes de drogue constitue une infraction assimilée à un trafic puni de peines d’emprisonnement allant de trois mois à la prison à vie. Les conditions de détention sont particulièrement éprouvantes.

Criminalité

En général le niveau de criminalité est peu élevé et celle-ci est de nature peu violente mais des cas de vols et d'agressions ont été constatés. 

Des touristes étrangers qui utilisent des taxis collectifs, se plaignent d’escroqueries. Il est vivement conseillé d’avoir recours uniquement à des taxis de compagnies privées reconnues et munis de plaques d’immatriculation rouges ou blanches à bord rouge.