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Coûts/infrastructure soins médicaux
La qualité des soins de santé au Burundi est limitée. Il est recommandé, pour tout voyageur ayant besoin d’un suivi médical spécifique, de prendre les dispositions nécessaires. Il n’y a pas de soins médicaux valables hors de Bujumbura en cas d'accident grave. Des médicaments et des traitement antipaludéens sont disponibles. Certains médicaments sont difficilement disponibles. En cas de traitement spécifique, prévoyez un stock suffisant de médicaments. Il est hautement recommandé de prévoir une assurance-rapatriement et soins de santé. N'oubliez pas votre pharmacie de secours dûment remplie.
Risque eau potable et alimentation
Évitez de boire de l’eau du robinet. Il existe suffisamment d’opportunités pour acheter de l'eau en bouteille. Les légumes crus sont à éviter et, dans les restaurants locaux, il est recommandé de demander à avoir sa viande bien cuite. La qualité des aliments est aléatoire et est à juger selon les conditions d'hygiène de l'endroit. La tourista et les amibes sont fréquents.
Vaccinations
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Risques sanitaires particuliers
Ebola
Ebola est une maladie rare, mais grave, causée par un groupe de virus responsables d’infections sévères.
Transmission et symptômes
Cette maladie se transmet par contact direct et étroit avec le sang ou via les liquides corporels (salive, sueur, vomissements, selles, urine, pré-éjaculat, sperme ou secrétions vaginales) d’une personne malade ou décédée ou via des objets contaminés, comme des vêtements, des draps ou du matériel médical. Une personne n’est contagieuse que lorsqu’elle présente des symptômes. Au début de la maladie, le risque de transmission est encore relativement faible.
La contamination est également possible par contacts avec des animaux sauvages infectés, tels que des chauves-souris frugivores, des singes ou des antilopes.
Les symptômes du virus peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après l’exposition. Ils comprennent notamment une forte fièvre, des douleurs musculaires, de la faiblesse, des maux de tête et une irritation de la gorge, parfois suivis dans une phase ultérieure de vomissements, de diarrhées et de saignements.
Le 17 mai 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS/WHO) a déclaré l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC et en Ouganda comme une urgence de santé publique. Outre la région frontalière avec la RDC, des cas ont également été signalés à Kampala.
Mesures de prévention
La prudence est de mise et il convient de respecter les mesures suivantes :
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes ou des animaux (en particulier avec les chauves-souris et les (grands) singes) malades dans les zones touchées ;
- Évitez les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter tout contact avec les personnes décédées ;
- Adoptez une bonne hygiène des mains, en particulier après avoir été en contact avec des animaux ou des personnes dans des zones à haut risque ;
- Il est fortement déconseillé de consommer de la viande de brousse, celle-ci pouvant être vecteur de diverses maladies, y compris potentiellement l’Ebola;
- Évitez autant que possible les grands rassemblements non essentiels.
Il n'y a pas de vaccin disponible pour les voyageurs.
Les autorités compétentes surveillent en permanence l’évolution de la situation et les directives peuvent être mises à jour en fonction de nouvelles informations. Nous vous invitons donc à consulter régulièrement les conseils aux voyageurs pour toute modification éventuelle.
Si vous constatez l’apparition de fièvre ou présentez des symptômes, lors de votre retour en Belgique après un séjour dans une zone à risque, prenez immédiatement contact par téléphone avec votre médecin généraliste, l’institut de médecine tropicale ou les services d’urgence ci-dessous, et évitez tout contact avec d’autres personnes.
Vous pouvez appeler les numéros suivants :
- 112 (Ambulance et pompiers)
- +32 (0)3 247 66 66 (Institut de Médecine Tropicale)
- +32 (0)3 821 30 00 (Hôpital Universitaire d’Anvers)
- +32 (0)2 535 40 55 (CHU Saint-Pierre)
Vous trouverez de plus amples informations sur Ebola, les mesures de prévention et les hôpitaux de référence en Belgique dans les pages dédiées des sites de l’Institut de Médecine tropicale et du SPF Santé publique.
Epidémie à Mpanda
Suite à une épidémie apparue à Mpanda (province de Bujumbura), l'ambassade de Belgique à Bujumbura recommande vivement à chacun de respecter les règles générales d'hygiène et fait référence à cet égard aux mesures préventives communiquées par le Ministère de la Santé publique burundais. Il s’agit de se laver régulièrement les mains à l'eau claire et au savon et de consulter immédiatement un médecin en cas d'apparition des symptômes suivants : fièvre, vomissements, diarrhée, jaunisse, sang dans les urines, fatigue intense et douleurs abdominales.
La situation est suivie de près par le Ministère de la Santé publique, avec le soutien de l'Organisation mondiale de la Santé.
Malaria / Paludisme
La malaria est présente, parfois sous une forme mortelle (malaria cérébrale). Il est conseillé de dormir sous une moustiquaire, d'utiliser des produits anti-moustiques contenant du DEET. La prise de pilules anti-malaria n’est pas nécessaire si vous suivez les mesures de précaution prévues. En fonction de votre état général, votre médecin vous indiquera le type de traitement le mieux adapté.
Diarrhée du voyageur
Les mesures visant à prévenir la diarrhée du voyageur, telles le lavage des mains et la désinfection de l’eau potable, sont essentielles. Dans le traitement de la diarrhée, il est primordial de prévenir et de traiter la déshydratation. Pour prévenir la déshydratation, on peut utiliser des solutions salines spéciales, disponibles en pharmacie. Prévoyez des médicaments anti-diarrhée dans votre pharmacie personnelle.
Cholera
Il y a eu une récente augmentation des cas de choléra, principalement dans certains quartiers populaires de Bujumbura. Le problème de l'accès à l'eau potable est à l'origine du développement du choléra. Compte tenu du caractère structurel du problème, l'OMS met en garde contre le risque que le cholera devienne endémique.
SIDA, hépatites B et C
Les maladies sexuellement transmissibles sont très répandues.
Bilharziose
Il est déconseillé de se baigner, sauf sur certaines plages du lac Tanganyika.
Zika
Le virus Zika est transmis par le moustique Aedes Aegypti, qui pique surtout en journée. L'infection est le plus souvent asymptomatique mais les symptômes suivants peuvent se manifester: fièvre, maux de tête, éruptions cutanées, douleurs musculaires et articulaires, fatigue et yeux rouges. Il est recommandé aux voyageurs de se protéger contre les moustiques en utilisant un produit anti-moustiques contenant du DEET, en dormant sous une moustiquaire et en portant des vêtements longs.
Le virus est à l'origine de cas de microcéphalie chez le nourrisson. Il est dès lors recommandé aux femmes enceintes ou qui aspirent à l'être dans un futur proche de reporter leur voyage. Si celui-ci ne peut être postposé, nous les invitons à prendre contact avec leur médecin et à prendre toutes les précautions nécessaires afin de se protéger des piqûres de moustiques.
Par mesure de précaution, il est conseillé aux voyageurs revenant d’une zone où sévit l'épidémie d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant au moins deux mois après le retour.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de l’Organisation mondiale de la Santé , du SPF Santé publique ou de l’Institut de Médecine tropicale.
MPOX
Le MPOX est un virus qui se transmet de l'animal à l'homme et entre humains par contact direct avec des lésions cutanées, des fluides corporels. Les symptômes apparaissent après une période d’incubation de 5 à 21 jours et incluent : éruption vésiculeuse, démangeaisons, fièvre, maux de tête, courbatures, asthénie, ganglions enflés et maux de gorge. La guérison prend 2 à 4 semaines, mais des complications graves sont possibles, notamment et les personnes immunodéprimés.
Les premiers cas de MPOX ont été confirmés le 25 juillet 2024. La propagation des cas contacts dans Bujumbura est en augmentation constante. La province (et ville) de Bujumbura semble la plus touchée mais des cas de MPOX se sont déclarés dans plus de la moitié des districts du pays.
Le risque d'infection est élevé pour les voyageurs qui sont en contact étroit avec les communautés touchées. Il est plus faible pour les voyageurs qui évitent tout contact avec celles-ci.
Bien que la gravité de la maladie et le risque pour la plupart des voyageurs soient faibles, la prudence est de mise et il convient de respecter les mesures suivantes :
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes ou des animaux malades dans les zones touchées ;
- Adoptez une bonne hygiène des mains, en particulier après avoir été en contact avec des animaux ou des personnes dans des zones à haut risque ;
- Évitez tous contacts sexuels et contacts physiques étroits avec une personne infectée, par exemple contact peau à peau ;
- Il est fortement déconseillé de consommer de la viande de brousse, celle-ci pouvant être vecteur de diverses maladies, y compris potentiellement le MPOX ;
- Évitez le contact avec des surfaces potentiellement contaminées, en particulier dans les zones où des cas de MPOX ont été signalés. Cela inclut notamment la literie, les serviettes ou autres objets personnels ayant pu être en contact avec une personne infectée ;
- Consultez un médecin si vous présentez des symptômes, tels qu'une éruption cutanée accompagnée de fièvre. Isolez-vous immédiatement à votre domicile ;
- À votre retour, informez votre médecin si vous avez séjourné dans une zone à risque et que vous présentez des symptômes.
À l’heure actuelle, la vaccination générale n'est pas recommandée.
Vous trouverez des informations sur les pages dédiées au MPOX sur le site de l’Institut de Médecine tropicale ou les informations destinées au public du SPF Santé publique.
Les patients immunodéprimés ayant potentiellement des contacts à risque peuvent, en cas d’inquiétude, contacter la ligne d'assistance de l'Institut de Médecine Tropicale afin de discuter du cas spécifique. L'IMT dispose d'une ligne d'assistance voyage qui peut fournir des conseils d'experts par téléphone.
Les autorités compétentes surveillent en permanence l’évolution de la situation et les directives peuvent être mises à jour en fonction de nouvelles informations. Nous vous invitons donc à consulter régulièrement les conseils aux voyageurs pour toute modification éventuelle.