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Israël
Il est recommandé aux Belges présents en Israël :
- Suite à la violence de guerre au Moyen-Orient, les déplacements vers les zones militaires en Israël doivent être évités, particulièrement près de la frontière avec le Liban, avec la Syrie, avec la bande de Gaza et avec la Cisjordanie.
- Pour rappel : tous les points de passage à la frontière libanaise sont fermés. Il en est de même pour la ligne de démarcation avec la Syrie.
- Par ailleurs, il est rappelé qu’au sud, la Route 10 longeant la frontière égyptienne (entre le désert du Néguev et le Sinaï) est fermée à la circulation de nuit et reste à éviter, en raison notamment des activités de contrebande entre le Sinaï et Israël.
- D’éviter de se rendre dans les zones où la crise se concentre et de suivre les instructions données par les autorités israéliennes en matière de sécurité, notamment sur le site Internet du Home Front Command israélien, autorité israélienne en charge de la défense civile (choisissez l’option « other languages » ; ce site n’est accessible que en Israël). Votre hôtel et/ou votre tour-opérateur peuvent également vous être utiles.
- De faire preuve d’une vigilance accrue dans les lieux publics.
- D’éviter d’emprunter les transports en commun si vous êtes un voyageur connaissant mal la région.
- De télécharger ce mémento pratique, qui reprend les mesures essentielles de sécurité en cas de crise.
Accès au territoire israélien
Les voyages non-essentiels en Israël sont déconseillés. L’ambassade de Belgique à Tel-Aviv n’intervient pas auprès des autorités israéliennes pour faciliter l’accès au territoire.
Pour les voyageurs dont le voyage est essentiel, il est conseillé de consulter le site de l’IAA (Israel Airport Authority) qui fournit des informations sur les aéroports du pays mais donne également les horaires d’ouverture des frontières terrestres.
Tous les voyageurs belges se rendant en Israël pour des séjours de 90 jours maximum, à l’exception de titulaires de passeports diplomatiques ou de service, doivent remplir une demande d’autorisation de voyage électronique (ETA-IL) auprès des autorités israéliennes. La demande doit être faite avant le début du voyage. Cette exigence s’applique à tous les détenteurs de passeports, quel que soit leur âge. L’ETA-IL est valable 2 ans et coûte 25 ILS (environ 6 EUR). Cette obligation s’applique également lorsqu’on souhaite entrer le Territoire palestinien occupé venant de la Jordanie via la pont d’Allenby. Vous pouvez introduire cette demande sur le site web de la Population, Immigration and Border Authority.
Les voyageurs doivent être conscients du fait que, à l’arrivée à l’aéroport de Tel Aviv Ben Gurion ou aux frontières terrestres, les autorités israéliennes sont susceptibles de refuser l’accès au territoire aux personnes qu’elles soupçonnent de vouloir se rendre en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza – même en tant que coopérants – ou qu’elles considèrent comme des activistes ou sympathisants de la cause palestinienne. Les personnes d’origine arabe ou portant un nom à consonance arabe peuvent aussi se voir refuser l’accès au territoire israélien si les autorités israéliennes ont des doutes sur le but de leur voyage et le profil des voyageurs. En cas de refus d’entrer en Israël, vous pouvez informer l’Ambassade de Belgique à Tel-Aviv par téléphone (+972 54-4679536). Veuillez noter toutefois que l’Ambassade de Belgique à Tel-Aviv n’est pas compétente pour faire entrer les Belges en Israël s’ils ont des problèmes au moment de passer la frontière. Par contre, l’Ambassade de Belgique veillera à essayer d’obtenir des informations précises sur les raisons du refus. Ces informations ne sont jamais obtenues immédiatement et prennent plusieurs jours à être communiquées.
La trace de séjours antérieurs dans des pays n’ayant pas de relations diplomatiques avec Israël (visas ou tampons dans les passeports) ne pose en général pas de problème pour entrer en Israël. Toutefois, les visiteurs peuvent être interrogés sur la nature de ces séjours. Par contre, les voyageurs doivent avoir conscience qu’une preuve de voyage en Israël peut être une raison pour les pays qui n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël de leur refuser l’entrée sur leur territoire. Pour cette raison, les autorités israéliennes délivrent une feuille volante au lieu d’apposer un tampon dans le passeport.
Voyageurs ayant un lien avec le Territoire palestinien occupé
Ce qui suit concerne tous les voyageurs en Territoire palestinien occupé, y compris les voyageurs ayant un lien avec le territoire.
Pour rappel, les voyageurs disposant d’un passeport palestinien et les voyageurs d’origine palestinienne ou ayant de la famille en Territoire palestinien occupé, sans eux-mêmes être titulaires d’un passeport palestinien, sont soumis à d’importantes restrictions de déplacement par les autorités israéliennes. L’accès au territoire via l’aéroport de Tel Aviv Ben Gurion leur est refusé. Ces voyageurs doivent organiser leur voyage aller et retour via Amman et le Pont Allenby. Ils doivent vérifier les conditions d’entrée avec l’ambassade d’Israël avant leur voyage.
Qu’une compagnie aérienne leur vende un billet d’avion et leur permette de prendre un vol vers Tel Aviv Ben Gurion ne constitue pas une garantie qu’ils seront autorisés à entrer dans le pays via cet aéroport. Ni l’ambassade de Belgique à Tel-Aviv, ni le SPF Affaires étrangères à Bruxelles ne sont en mesure d’intervenir pour les aider à passer par l’aéroport de Tel Aviv Ben Gurion ou via le Pont Allenby.
Jérusalem
Les voyages non-essentiels à Jérusalem sont déconseillés. Tension et violences sont susceptibles de surgir à tout moment: agressions à l’arme blanche, manifestations agressives, échauffourées entre jeunes et forces de l’ordre locales, attaques, etc. Il convient donc de faire preuve d’une grande vigilance, en particulier à Jérusalem Est, y compris dans la vieille ville, et d’éviter absolument les rassemblements et les manifestations. Les forces de sécurité renforcent souvent leur présence dans toute la ville.
En raison des tensions actuelles à Jérusalem, il est certainement déconseillé de se rendre dans les quartiers de Silwan (au sud de la vieille ville), et Issawiya, où tensions et incidents sont récurrents. Une grande vigilance est de mise dans la vieille ville, en particulier les vendredis (prière du vendredi) et pendant les fêtes juives et musulmanes. Cela concerne en particulier l’Esplanade des Mosquées (Mont du Temple/Haram al Sharif). La même consigne vaut pour les quartiers de Shuafat, Beit Hanina, Jabal al-Mukabbir, Ras-al-Amud, Sur Baher, Abu Tor, Atur, Sheik Jarrah, Wadi Al Joz, Mea Shearim et French Hill. En raison des tensions actuelles, les forces de sécurité ont augmenté leur présence et les accès à la vieille ville peuvent être fermés. Durant le shabbat (du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi), les véhicules ne peuvent pas circuler dans les quartiers ultra-orthodoxes juifs (comme celui de Mea Shearim). On rapporte également des réactions violentes vis-à-vis de visiteurs qui, d’après la population locale, étaient habillés de manière « inappropriée » ou utilisaient leur smartphone.
Territoire palestinien occupé
La situation en Territoire palestinien occupé est actuellement très tendue.
Les voyages non-essentiels à Bethléem, Ramallah et Jericho sont déconseillés.
Tous les voyages dans le reste du Territoire palestinien occupé, notamment dans la bande de Gaza (voir ci-dessous), sont vivement déconseillés.
Tout accès à la bande de Gaza est strictement interdit par les autorités israéliennes en raison de la guerre en cours.
Il est recommandé aux visiteurs présents de s’enregistrer dans Travellers Online si ce n’est déjà fait, de se signaler auprès du Consulat général de Belgique à Jérusalem (jerusalem@diplobel.fed.be) et de se renseigner sur les conditions de sécurité locales :
- À travers les médias, comme par exemple : Maannews, Haaretz, Jpost
- Auprès d’agences de voyage, de guides ou de partenaires locaux
- Dans les conseils aux voyageurs pour le Territoire palestinien occupé
Cisjordanie
Sécurité
La situation s’est détériorée en Cisjordanie au cours des derniers mois.
Des incidents violents ont lieu et des opérations spéciales de sécurité se poursuivent au quotidien. Les contrôles sont renforcés sur les grands axes, à proximité des grandes villes palestiniennes et dans celles-ci. Beaucoup de localités en zone A (où l’Autorité palestinienne exerce une gouvernance civile et sécuritaire) sont fermées par des « checkpoints » de l’armée israélienne. Nous recommandons de faire preuve d’une très grande prudence dans toute la Cisjordanie et de limiter les déplacements, en particulier dans les régions de Hébron, Naplouse, Tubas, Tulkarem, Jénine, autour de Ramallah, dans la vallée du Jourdain ainsi qu’aux abords des colonies juives, des checkpoints (en particulier Qalandia) et des camps de réfugiés. Les déplacements après le coucher du soleil sont déconseillés. Il convient de suivre de près l’actualité et l’évolution de la situation.
Le contexte politique reste fragile ; des tensions et des incidents se produisent, ainsi que des manifestations parfois violentes. Il est donc recommandé de suivre l’actualité avec une attention particulière avant et durant le voyage, et de se renseigner auprès d’agences de voyage, guides ou partenaires locaux.
Les voyages organisés à Ramallah, Bethléem et Jericho dans le cadre de pèlerinages, d’étude, d’échanges académiques ainsi que de coopérations scientifiques sont possibles, à condition de respecter les mesures de précaution précitées et de faire preuve d’une vigilance accrue de manière générale.
Accès au territoire
L’accès au territoire est contrôlé par des checkpoints de l’armée israélienne (IDF). La vigilance est de mise à ces checkpoints et à proximité. Les règles sont strictes et il peut y avoir des files d’attente (les délais sont variables). Il est nécessaire d’avoir toujours un document de voyage en cours de validité sur soi.
Bande de Gaza
Tous les voyages dans la bande de Gaza sont formellement déconseillés.
Accès au territoire
Tout accès à la bande de Gaza est strictement interdit par les autorités israéliennes en raison de la guerre en cours.
Le point de passage de Rafah est uniquement ouvert pour l’évacuation de personnes lorsque les autorités égyptiennes et israéliennes donnent leur autorisation. La situation autour de ce poste frontière est chaotique et précaire.
Il est impossible aux ambassades et consulats belges de la région d’offrir de l’assistance dans la bande de Gaza.
Un blocus maritime de la bande de Gaza a été imposé par Israël. La marine israélienne empêche tout navire de se rendre dans les eaux territoriales palestiniennes.
Criminalité
Il y a un risque ordinaire de petite criminalité dans les lieux touristiques. Il convient de prendre des précautions appropriées.