Qui sommes-nous ?

Nous sommes la Direction générale de la coopération au développement et de l'aide humanitaire (DGD), connue du public sous le terme générique de "Coopération belge au développement". Depuis 2002, nous faisons partie intégrante du département gouvernemental des affaires étrangères, du commerce extérieur et de la coopération au développement.

Politique de développement et politique humanitaire

L’objectif prioritaire de la Coopération belge au Développement est le développement humain durable.
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  2. Dernière mise à jour le

En matière de coopération au développement, l’objectif prioritaire de la Coopération belge au Développement est le développement humain durable. En effet, la Loi de 2013 sur la Coopération au développement (PDF, 363.04 KB) prévoit d’atteindre cet objectif en œuvrant pour :

  • Le développement humain et la croissance économique durables et inclusifs
  • L’éradication de la pauvreté, de l’exclusion et des inégalités
  • Le renforcement des capacités des partenaires en matière de développement à tous les niveaux
  • L’appui au secteur privé local
  • La sécurité alimentaire
  • L’éducation au développement (devoir de sensibilisation du citoyen belge).

En outre, notre coopération s’inscrit dans les objectifs de développement des Nations Unies et elle recherche également une cohérence maximale entre les différents domaines de la politique belge.

Ces objectifs sont partagés avec de nombreux pays du nord et du sud, signataires de l’Agenda 2030 pour le développement durable. D’autres accords internationaux constituent le cadre de l’action de la coopération. Les principaux sont les suivants:

  •  L’Agenda 2030 pour le développement durable adopté en 2015 par les membres des Nations Unies fournit un cadre partagé. Il détermine 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), (Sustainable Development Goals (SDG’S) en anglais) pour les pays développés et en développement. L’action de la DGD et de ses partenaires contribue à l’atteinte de ces objectifs. Elle fournit le principal cadre de références. Le Programme d’action d’Addis-Abeba a été adopté en juillet 2015. Il concerne le financement pour le développement et s’articule autour de trois axes : un cadre global pour le financement post-2015 ; les domaines d’actions (ex :  domestic public resources, etc.) ; les données, le suivi. Enfin, toujours en 2015, l’Accord de Paris pour le Climat qui vise notamment à limiter le réchauffement climatique à +2° Celsius d’ici la fin du 21ème siècle.
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Objectifs de développement durable (ODD)
  • La Belgique est membre du Comité d’Aide au Développement (CAD), Development Assistance Committee (DAC) en anglais) de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) (OECD en anglais) qui élabore des lignes directrices et des recommandations dans différents domaines liés à l’Aide Publique au Développement. Parmi ces cadres, différents textes concernent les principes de l’efficacité de l’aide (Appropriation, Alignement, Harmonisation, Résultats, Redevabilité Mutuelle) : la Déclaration de Paris (2005), le Programme d’Action d’Accra (2008), le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement (2011). En plus de recommandations sur l’efficacité de l’aide, le CAD en produit sur d’autres aspects liés à l’efficacité de l’aide comme le genre, les situations de fragilité, l’environnement, etc. Ces recommandations nécessitent d’être traduites dans les pratiques de la coopération belge.
  • La Belgique est en outre un Etat membre de l’Union Européenne (UE) (EU en anglais) pour laquelle la coopération au développement est un des domaines contribuant à son action extérieure. Le Traité de Lisbonne fournit un premier cadre, indiquant notamment que les politiques respectives de l’Union et des États membres en ce sens que les politiques « se complètent et se renforcent mutuellement ».  Dans ce cadre, l’UE et ses Etats membres produisent beaucoup de cadres politiques et juridiques pour la coopération : on ne fera référence qu’à certains. Le Consensus européen pour le développement a été signé en 2017 par des représentants des Etats membres, de la Commission et du Parlement européen. Il s’agit d’une nouvelle vision collective et d’un nouveau plan d'action pour éradiquer la pauvreté et parvenir à un développement durable.
    L'Accord de Cotonou est le cadre général dans lequel s'inscrivent les relations entre l'UE, d'une part, et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), d'autre part. Il a été adopté en 2000 pour remplacer la convention de Lomé de 1975. Cet Accord se terminait début 2020, a été prolongé jusque fin 2021 et devrait être remplacé par d’autres accords s’inscrivant dans le post 2020 qui regroupera par exemple l’ensemble des instruments européens dans le NDICI  (Neighbourhood, Development and International Cooperation Instrument).

L’aide humanitaire fait l’objet d’un chapitre distinct dans le Traité de Lisbonne. Les principes humanitaires sont fixés en tant que compétence parallèle partagée.

La loi du 19 mars 2013 relative à la Coopération au développement régit également l’aide humanitaire et stipule que celle-ci a pour objectifs de sauver des vies, d’alléger les souffrances et de préserver la dignité humaine pendant et après les catastrophes naturelles et les crises d’origine humaine, ainsi que de prévenir pareilles situations.

Dans sa mise en œuvre, la Belgique porte une attention particulière aux principes suivants :

  • L’aide humanitaire est un impératif moral
  • Elle doit être apportée en respectant ses principes fondamentaux que sont l’humanité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance
  • Le gouvernement national et les pouvoirs locaux sont les premiers responsables de l’aide humanitaire. La Belgique ne soutient donc a priori des actions humanitaires que si elles sont demandées, ou à tout le moins autorisées, par l’Etat faisant face à une crise humanitaire. Toutefois, la Belgique rappelle la résolution des Nations Unies 60/1 du 24 octobre 2005 qui prévoit le devoir des Etats de protéger leurs populations du génocide, des crimes de guerre, d’épuration ethnique et des crimes contre l’humanité. Lorsque les autorités nationales n’assurent manifestement pas la protection de leurs populations, la communauté internationale a confirmé qu’elle était prête à mener une action collective par l’entremise du Conseil de sécurité.
  • Les financements humanitaires doivent se faire sur la base des besoins et du degré de vulnérabilité des populations touchées, constatés et évalués par des acteurs humanitaires (needs based).
  • Les acteurs humanitaires doivent veiller à ne pas causer davantage de dégâts et de souffrances à la suite de leurs actions (first do no harm).
  • L’implication collective de la population touchée, du secteur privé, de nombreux organismes locaux et internationaux ainsi que des pays donateurs est nécessaire pour garantir une réponse flexible au moment opportun. La Belgique est dès lors favorable à un renforcement de la coordination et de la promotion des bonnes pratiques humanitaires au sein de l’UE en vue de renforcer in fine les efforts internationaux.

Les principes directeurs régissant l’aide humanitaire résultent essentiellement des sources suivantes :

  • Le droit international humanitaire (DiH), le droit des réfugiés et les droits de l’homme ;
  • Les résolutions spécifiques des Nations Unies : la résolution 46/182 de 1991 voit l’AGNU approuver les principes d’humanité, de neutralité et d’impartialité et la résolution 58/114 reconnaît l’indépendance comme le 4ème principe sous-tendant l’action humanitaire ;
  • Les « codes of conduct », « guidelines » et « standards » humanitaires spécifiques, en particulier l’initiative « Good Humanitarian Donorship » ;
  • Les réglementations, consensus, communications et autres accords humanitaires au niveau européen, et en particulier le Consensus européen sur l’aide humanitaire. Plus spécifiquement, le Consensus européen sur l’aide humanitaire est une déclaration commune du Conseil de l’UE, du Parlement et de la Commission, qui vise à améliorer l’efficacité de l’aide par l’harmonisation et une meilleure coordination des actions de l’UE et de ses États membres. Le Consensus européen fait partie intégrante de la politique humanitaire belge. En effet, notre stratégie est essentiellement une mise en œuvre de celui-ci.

En termes de priorités, la Belgique a concentré son aide humanitaire principalement sur des régions en proie à des crises complexes, principalement la région du Sahel, la région des Grands Lacs et les Territoires palestiniens occupés. Mais ces régions peuvent évoluer en fonction de l’actualité. Priorité a également été donnée au domaine de la protection humanitaire qui est au cœur même de l’action humanitaire et de sa raison d’être.