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Soins médicaux avant le départ
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à un contrat d'assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire (voir infra).
Afin d’être autorisé à entrer sur le territoire de la République démocratique du Congo, vous devez être en possession d’un carnet de vaccination dans lequel est mentionné que vous êtes vacciné contre la fièvre jaune.
Vous trouverez des informations clés sur la santé, l’hygiène et les vaccinations sur la page pays du site Wanda. Ce site web et ces informations sont mis à disposition par l'Institut de Médecine tropicale d'Anvers.
Coûts/infrastructures soins médicaux
Les hôpitaux publics sont rarement à même de dispenser des soins de qualité. On trouve toutefois des praticiens généralistes et spécialistes de bon niveau, ainsi que des laboratoires médicaux fiables, surtout à Kinshasa et à Lubumbashi. Toutes les prestations sont payables d’avance.
Vous trouverez les coordonnées des centres médicaux recommandables en RDC dans la brochure de sécurité de l'ambassade.
Il est fortement recommandé de disposer d’une bonne assurance assistance voyage ainsi que d’une couverture internationale adéquate pour les soins de santé. Cette couverture devrait inclure l’évacuation médicale/le rapatriement (y compris dans les situations liées aux fièvres hémorragiques virales).
Risque eau potable et alimentation
Consommez uniquement de l'eau en bouteille fermée ou des boissons qui seront décapsulées devant vous.
Soyez prudent si vous mangez ce qu’on appelle de la « viande de brousse ». Vous pourriez consommer, à votre insu, des espèces protégées. De plus, il y a une chance réelle que vous développiez une maladie tropicale en consommant ce type de viande.
Risques sanitaires particuliers
Il est conseillé de prendre les mesures de prévention contre les maladies reprises ci-dessous, qui sévissent, à divers degrés, en République démocratique du Congo.
Ebola
La RDC est régulièrement touchée par des épidémies de virus Ebola. Le 15 mai 2026, les autorités congolaises ont confirmé le une nouvelle épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri, dans l’Est du Congo. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alors déclaré une urgence de santé publique de portée internationale.
Ebola est une maladie rare, mais grave, causée par un groupe de virus responsables d’infections sévères.
Transmission et symptômes
Cette maladie se transmet par contact direct et étroit avec le sang, par voie sexuelle ou via les liquides corporels (salive, sueur, vomissements, selles) d’une personne malade ou décédée ou via des objets contaminés, comme des vêtements, des draps ou du matériel médical. Une personne n’est contagieuse que lorsqu’elle présente des symptômes. Au début de la maladie, le risque de transmission est encore relativement faible.
La contamination est également possible par contacts avec des animaux sauvages infectés, tels que des chauves-souris frugivores, des singes ou des antilopes.
Les symptômes du virus peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après l’exposition. Ils comprennent notamment une forte fièvre, des douleurs musculaires, de la faiblesse, des maux de tête et une irritation de la gorge, parfois suivis dans une phase ultérieure de vomissements, de diarrhées et de saignements.
Mesures de prévention
La prudence est de mise et il convient de respecter les mesures suivantes :
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes ou des animaux (en particulier avec les chauves-souris et les (grands) singes) malades dans les zones touchées ;
- Évitez les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter tout contact avec les personnes décédées ;
- Adoptez une bonne hygiène des mains, en particulier après avoir été en contact avec des animaux ou des personnes dans des zones à haut risque ;
- Il est fortement déconseillé de consommer de la viande de brousse, celle-ci pouvant être vecteur de diverses maladies, y compris potentiellement l’Ebola;
- Évitez autant que possible les grands rassemblements non essentiels.
Il n'y a pas de vaccin disponible pour les voyageurs.
Les autorités compétentes surveillent en permanence l’évolution de la situation et les directives peuvent être mises à jour en fonction de nouvelles informations. Nous vous invitons donc à consulter régulièrement les conseils aux voyageurs pour toute modification éventuelle.
Si vous constatez l’apparition de fièvre ou présentez des symptômes, lors de votre retour en Belgique après un séjour dans une zone à risque, prenez immédiatement contact par téléphone avec votre médecin généraliste, l’institut de médecine tropicale ou les services d’urgence ci-dessous, et évitez tout contact avec d’autres personnes.
Vous pouvez appeler les numéros suivants :
- 112 (Ambulance et pompiers)
- +32 (0)3 247 66 66 (Institut de Médecine Tropicale)
- +32 (0)3 821 30 00 (Hôpital Universitaire d’Anvers)
- +32 (0)2 535 40 55 (CHU Saint-Pierre)
Vous trouverez de plus amples informations sur Ebola, les mesures de prévention et les hôpitaux de référence en Belgique dans les pages dédiées des sites de l’Institut de Médecine tropicale et du SPF Santé publique.
MPOX
Le MPOX est un virus qui se transmet de l'animal à l'homme et entre humains par contact direct cutané. Les symptômes apparaissent après une période d’incubation de 5 à 21 jours et incluent : éruption vésiculeuse, démangeaisons, fièvre, maux de tête, courbatures, asthénie, ganglions enflés et maux de gorge. La maladie se caractérise aussi par une éruption cutanée sous la forme de taches voire de pustules, qui finissent par former une croûte qui tombe. La guérison prend 2 à 4 semaines, mais des complications graves sont possibles, notamment chez les personnes immunodéprimées.
Le nombre de cas de MPOX est en forte augmentation, principalement dans les zones reculées de la forêt tropicale de la province de l'Équateur et de ses environs. Le Sud-Kivu et la région de Bukavu connaissent une importante épidémie de variole transmise par voie sexuelle. Quelques cas sont également signalés à Kinshasa.
Le risque d'infection est élevé pour les voyageurs qui sont en contact étroit avec les communautés touchées. Il est plus faible pour les voyageurs qui évitent tout contact avec celles-ci.
Bien que la gravité de la maladie et le risque pour la plupart des voyageurs soient faibles, la prudence est de mise et il convient de respecter les mesures suivantes :
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes ou des animaux malades dans les zones touchées ;
- Adoptez une bonne hygiène des mains, en particulier après avoir été en contact avec des animaux ou des personnes dans des zones à haut risque ;
- Évitez tout contact sexuel et contact physique étroit avec une personne infectée, par exemple contact peau à peau;
- Il est fortement déconseillé de consommer de la viande de brousse, celle-ci pouvant être vecteur de diverses maladies, y compris potentiellement le MPOX ;
- Évitez le contact avec des surfaces potentiellement contaminées, en particulier dans les zones où des cas de MPOX ont été signalés. Cela inclut notamment la literie, les serviettes ou autres objets personnels ayant pu être en contact avec une personne infectée ;
- Consultez un médecin si vous présentez des symptômes, tels qu'une éruption cutanée accompagnée de fièvre. Isolez-vous immédiatement à votre domicile ;
- À votre retour, informez votre médecin si vous avez séjourné dans une zone à risque et que vous présentez des symptômes.
À l’heure actuelle, la vaccination générale n'est pas recommandée.
Vous trouverez des informations sur les pages dédiées au MPOX sur le site de l’Institut de Médecine tropicale ou les informations destinées au public du SPF Santé publique.
Choléra
Le choléra reste présent en République démocratique du Congo (RDC) et des foyers d’infection réapparaissent régulièrement. La plus grande prudence reste donc de mise, notamment en raison de la forte concentration de population à Kinshasa. Depuis le début de l’année 2025, plus de 30 000 cas de choléra ont été signalés à travers le pays, avec une augmentation particulièrement marquée à Kinshasa, où 25 des 35 zones de santé sont touchées. Les autorités ont annoncé que la situation constitue une urgence sanitaire nationale. Une bonne hygiène des mains est essentielle : lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon ou utilisez un gel hydroalcoolique. Ne buvez que de l’eau en bouteille ou de l’eau bouillie, et évitez les glaçons, les légumes crus et les aliments non cuits.
Malaria / Paludisme
La malaria est endémique. La maladie se transmet à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. Il est fortement conseillé de dormir sous une moustiquaire, d'utiliser des produits anti-moustiques contenant du DEET et de prendre un produit prophylactique (médicament préventif) pour de courts séjours. Le traitement devra être prolongé après le retour. En fonction de votre état général, votre médecin vous indiquera le type de traitement le mieux adapté. Il n’existe pas de vaccin efficace contre la malaria.
Rougeole
La RDC connait depuis quelques années une forte épidémie de rougeole, ayant fait plus de 1.000 morts en 2022. Cette épidémie est sous contrôle mais de nouveaux foyers réapparaissent régulièrement.
Fièvre jaune
Chaque voyageur est prié de se faire vacciner préventivement, ce qui est d’ailleurs une obligation pour entrer en RDC. En outre il est fortement recommandé de dormir sous une moustiquaire et d’utiliser des produits anti-moustiques du type DEET. Il n’existe aucun médicament contre la fièvre jaune.
Dengue
La dengue est une infection virale transmise par les moustiques Aedes qui piquent principalement pendant la journée et en début de soirée. Les symptômes comprennent une forte fièvre aiguë, des douleurs musculaires et articulaires et des éruptions cutanées. La dengue pouvant être dangereuse, voire mortelle dans certains cas, il est important de consulter un médecin dès l'apparition de ces symptômes. Il est généralement conseillé aux voyageurs de se protéger des piqûres de moustiques en utilisant un répulsif à base de DEET, en dormant sous une moustiquaire et en portant des vêtements à manches longues et des pantalons longs. L'aspirine et l'ibuprofène ont des effets pernicieux car ces médicaments intensifient les symptômes.
Chikungunya
Le chikungunya sévit essentiellement au Kongo-Central et à Kinshasa. Il s’agit d’une fièvre virale et hémorragique qui est portée par le moustique Aedes et dont les symptômes font penser à la dengue, ce qui provoque fréquemment des erreurs de diagnostic. Il n’existe pas de vaccin mais cette maladie est moins mortelle que la malaria. Elle peut toutefois engendrer de graves complications. Les mesures de précaution relatives à la malaria sont d’application.
Polio
Pour les voyageurs qui résideront plus de 4 semaines en RDC, une vaccination contre la Polio est recommandée mais n'est pas obligatoire.
Bilharziose
Il convient d'éviter de se baigner dans les eaux stagnantes ou à faible courant en raison du risque de bilharziose.
Rage
Les cas de rage ne sont pas rares en République démocratique du Congo (chien, chat, singe). En cas de morsure, consultez immédiatement un médecin et faites-vous inoculer les vaccins aussi rapidement que possible.
Peste humaine
La peste est endémique dans la zone de santé de Rethy, dans la province de l’Ituri. Elle est causée par la bactérie Yersinia, par l’intermédiaire des piqûres de puces infectées, transmise par un rat ou autre petit mammifère. Elle peut également être transmise par l'exposition aux fluides corporels d'un animal mort infecté. Si elle est diagnostiquée à temps, la peste bubonique se traite avec succès à l’aide d’antibiotiques.
COVID-19
À l'heure actuelle, il n'existe pratiquement aucune restriction de voyage liée au COVID, mais il est important d'être bien informé et préparé à voyager.
Lorsque vous préparez votre voyage, il est donc essentiel de connaître les mesures applicables à la fois dans le pays de destination et dans les pays de transit.
Si vous tombez malade au cours d'un voyage, il est généralement conseillé de ne pas sortir tant que vous vous sentez malade. S'il s'agit d'un cas confirmé de COVID-19, soit par un autotest, soit par un diagnostic clinique de votre médecin généraliste, il est recommandé de rester dans votre logement et de vous isoler pour éviter toute propagation.
En cas de maladie, il est important de limiter la propagation du virus sur le plan social. Si vous devez sortir, il est fortement recommandé de rester à une distance d'au moins 1,5 mètre des autres. Portez un masque si vous rencontrez d'autres personnes, en particulier celles dont la santé est fragile, et évitez les lieux très fréquentés.
SIDA, hépatites B et C
Les maladies sexuellement transmissibles, en particulier le VIH/SIDA, sont très répandues en République démocratique du Congo. Il est absolument essentiel de se protéger lors de rapports sexuels.